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No Man’s Langue. Vie et mort de la lingua franca méditerranéenne

à propos de Jocelyne Dakhlia, Lingua franca. Histoire d’une langue métisse en Méditerrannée

par Caroline Douki

à propos de

Jocelyne Dakhlia

Lingua franca. Histoire d’une langue métisse en Méditerrannée

«Langue tampon » et « langue de la liminalité », « no man’s langue » et « langue de l’autre », sans être cependant ni une langue des marges ni une langue de la fusion des sociétés, la lingua franca, disparue avec les conquêtes coloniales du XIXe et les constructions nationales du XXe, fut à partir du XVIe siècle la langue parlée lors de leurs transactions et interactions par les habitants des rives de la Méditerranée. Dans un ouvrage fondamental, qui fera date, Jocelyne Dakhlia s’est efforcée d’en écrire l’histoire et d’en restituer la réalité dans Lingua franca. Histoire d’une langue métisse en Méditerranée ; Caroline Douki lui rend ici hommage en restituant pour les lecteurs de la RiLi les lignes de force de ce livre.

Dans un monde si souvent présenté comme à la fois globalisé et lézardé de failles géopolitiques ou culturelles, c’est-à-dire dans un monde travaillé par la question de la proximité croissante de l’Autre et de ses différences, les références aux langues partagées et universalisées se multiplient. Sur bien des registres : celui, déploratoire, du recouvrement de la diversité des langues par un anglais minimal et trivial à force de ne viser qu’à la « communication » utilitaire ; celui, optimiste et volontariste, de l’invention de nouveaux espérantismes, ou de langues de contact consensuelles ; celui enfin, souvent littéraire, parfois identitaire, parfois tendu vers l’universel, de la valorisation des langues métissées, ou créolisées. À cette problématique des langues partagées, le livre de Jocelyne Dakhlia apporte un éclairage historiquement situé et socialement ancré, à partir de l’étude de la Lingua franca méditerranéenne, en usage entre l’Europe et le monde de l’Islam, à l’intérieur d’un vaste bassin de contacts et d’échanges aussi intenses que variés, du xvie au début du xixe siècle ; c’est-à-dire dans un contexte évoluant entre tensions et commerce pacifié, entre conflictualités réelles et échanges diplomatiques, mais avant l’ère des nationalismes et de la colonisation, avant le renversement radical des perspectives et le remplacement des relations réciproques par l’hégémonie occidentale. L’ouvrage propose en outre une réflexion fine et ouverte sur les modalités historiquement variables du partage des langues et de ce qu’il révèle des conditions depuis lesquelles peuvent s’établir les relations d’altérité. L’approche est celle de l’histoire et de la science sociale : il s’agit d’envisager ce phénomène linguistique comme une pratique sociale dont la présence durable, les évolutions puis la dissipation ont une signification en termes de relation entre les sociétés et les cultures ; l’enjeu étant de saisir la diversité des usages et les fonctions de cette langue commune, qui prend sens dans un système de rapports entre des groupes, des cultures et des sociétés, en même temps qu’il le donne à voir.

Invisibilité ou évidence ?
La signification d’une discrétion documentaire

À une époque où l’unification et la normalisation des langues sont loin d’être abouties, le contexte méditerranéen est bien celui de pratiques linguistiques plurielles : diversité, fragmentation même, chevauchements constants et transversalité des langues fonctionnent comme un système à la fois complexe et pratique. Et c’est dans cet ensemble que prend forme et sens une langue mixte, que les contemporains du xvie siècle commencent à distinguer dans sa spécificité et son autonomie, s’accordant pour l’identifier comme une langue commune et pour la nommer : lingua franca, ou franco, ou encore langue des Francs (terme par lequel le monde de l’Islam désigne alors les hommes de l’Europe chrétienne, ou toute présence latine en terre d’Islam). Mais si elle est nommée dès le xvie siècle, la restitution historique de la lingua franca relève en fait d’une quête patiente, où il faut composer avec la quantité limitée, la fragmentation et les déformations des sources. Il s’agit en effet de retrouver une langue parlée, d’usage pratique entre Occidentaux et Orientaux, entre Européens et gens d’Islam. De ce phénomène linguistique, par nature oral, les seules traces documentaires sont le fait d’observateurs extérieurs ou d’anciens locuteurs qui veulent en donner un exemple, ou évoquer les situations où on le rencontre. Il n’existe donc pas de textes écrits en lingua franca, mais seulement des descriptions écrites d’une langue orale, ou des citations assez ponctuelles. D’être une pratique évidente et, on le verra, omniprésente, d’être orale et donc bruyante (et même « dure à l’oreille », selon ces témoins), cette langue se retrouve peu visible, ou fragile et comme faufilée dans les traces scripturaires. Et celles-ci, toujours un peu réticentes à évoquer une langue toujours présentée comme celle de l’autre, ont tendance à ne le faire que de façon partielle, souvent dans ses manifestations les plus frappantes liées aux situations de conflictualité, qui sont pourtant loin d’être ses seules occurrences d’utilisation. La lingua franca est ainsi présentée comme un jargon, l’altération d’une ou d’un mélange de langues, essentiellement romanes (italien, espagnol, portugais, français...) en proportions variables ; bricolage linguistique caractérisé par sa simplicité : langue dégrammaticalisée, construction syntaxique minimale, verbes à l’infinitif, équivalents du tutoiement, simplicité et redoublement des termes… tous les éléments d’une interaction langagière rapide et efficace. Une langue de terrain assurément, qui permet de se comprendre et d’agir sans truchement, sans médiateurs ou interprètes, sans devoir connaître ou choisir d’utiliser la langue propre de l’un ou de l’autre des interlocuteurs.

C’est bien en plaçant l’observation au plus près du terrain que l’ouvrage explicite parfaitement le point de vue du monde de l’Islam, restitué ici dans son pragmatisme, qui révèle une certaine libéralité. Cette langue commune est en fait asymétrique dans sa composition, puisqu’elle mixe essentiellement des langues romanes et qu’elle comporte une part très faible d’apports arabes ou turcs ; elle est pourtant incontestablement médiane dans ses fonctions de contact, entre les hommes de l’Europe chrétienne et ceux du monde de l’Islam. Ainsi, pour assurer ces contacts, qui peuvent s’opérer aussi bien en contexte conflictuel ou pacifié, les gens d’Islam usent d’une langue qui leur est bien plus étrangère par rapport à leurs propres langues qu’elle ne l’est pour leurs interlocuteurs, et se font locuteurs réguliers de la langue des chrétiens. Bien loin des clichés du repli sur soi, cette étude démontre comment, sur le terrain, dans le contact et l’interaction langagière, place est faite dans le monde de l’Islam lui-même au franchissement, à la présence et à l’utilisation de formes ou marqueurs de l’Europe chrétienne. Il s’agit bien d’un rapport d’altérité – on utilise la langue de l’autre, pour parler avec l’autre – mais un rapport qui est contact assumé et relation véritable. On l’utilise en mode conflictuel (lors de la guerre de course, de la prise ou de la revente des captifs), mais tout autant en mode pacifié avec les partenaires les plus divers : partenaires commerciaux, représentants diplomatiques, voyageurs, etc. Car c’est bien le caractère essentiel de cette langue sans qualité que d’être non pas une langue des marginalités, comme l’historiographie (d’ailleurs très peu curieuse du phénomène) l’avait longtemps suggéré, mais de se retrouver dans les formes de contacts les plus diversifiés.

Au cœur des usages du monde méditerranéen

À partir d’une analyse dense de la sphère relationnelle orale la plus usuelle, l’ouvrage propose une reconstruction fondamentale de la géographie, des articulations sociales et du fonctionnement par contacts, croisements, et brassages, de la Méditerranée moderne. L’historiographie braudélienne de la Méditerranée avait certes composé le tableau d’un monde d’échanges, de côtoiements et d’emprunts, mais dont l’intensité des échanges et les possibles mixités apparaissaient localisées essentiellement aux limites, dans des espaces et des milieux « spécialisés », circonscrits aux franges côtières et au monde des gens de mer, marchands, marins et populations portuaires, comme si le cœur même des sociétés méditerranéennes était resté à l’écart des brassages et de leurs effets. À rebours, l’analyse présentée ici fait pénétrer bien au-delà des façades portuaires et des interstices de marginalité sociale. La lingua franca est certes bien un instrument langagier majeur des milieux maritimes et portuaires, notamment autour des activités marchandes, dans les âpres transactions de rachat des captifs, musulmans ou chrétiens, qu’alimente la course aux xvie et xviie siècles, comme dans les autres échanges commerciaux pacifiés, mais elle est aussi un moyen d’échange très présent, et de plus en plus dans un xviiie siècle moins marqué d’adversités, dans les milieux diplomatiques, particulièrement dans les régences ottomanes de Barbarie. Elle sert de langue de travail, permettant d’échanger sans la médiation d’interprètes ; elle facilite l’explicitation orale de traités rédigés, eux, en langues « officielles ». On est ici bien loin de la marginalité sociale ou des ambiances portuaires interlopes.

De même, le livre bat en brèche l’idée courante selon laquelle la lingua franca, étant un instrument de transactions marchandes ou d’échanges conflictuels entre hommes, ne se pratiquait que dans l’espace public : au contraire, elle pénétrait dans l’espace domestique lui-même, et en était même un instrument de bon fonctionnement. Ainsi, les maîtresses de maison, européennes ou musulmanes, en usaient avec les domestiques, femmes ou hommes, libres ou captifs. Limites entre espace public et espace domestique, limites du genre : cette langue, par pragmatisme, a donc pu traverser des frontières qu’on pense trop souvent rigides dans le monde méditerranéen.

On voit combien la lingua franca a pu offrir un répertoire d’usages diversifiés : en situation de commandement, de conflit, de travail ou de négociation ; sur un mode pacifié, qui peut concerner les sommets de la hiérarchie sociale avec les milieux diplomatiques, ou relever du rythme quotidien et des détails prosaïques du foyer domestique ; voire sur un mode affectif puisque des traces documentaires évoquent parfois des échanges amicaux, sentimentaux ou des commerces galants. Nul doute désormais que la lingua franca ne peut être rabattue aux périphéries ou cantonnée à des milieux aux « marges », censément les seuls concernés par le contact dans l’aire méditerranéenne, et qu’elle fut en usage dans de nombreuses situations et pratiquée par divers groupes, du bas jusqu’en haut de la hiérarchie sociale. Ce livre, qui démontre l’intensité et les profondeurs des pratiques linguistiques partagées, redessine ainsi, en un apport historiographique majeur, la carte géographique, sociale, culturelle et migratoire (économique aussi, par extension) de la Méditerranée d’avant la colonisation, en nous montrant autrement, et plus loin, son extension et ses profondeurs, bien au-delà des franges maritimes.

Au-delà de la Méditerranée, la circulation de la lingua franca, portée par ceux qui l’ont utilisée en Méditerranée ou pratiquée dans le contact avec les captifs musulmans dont la présence en Europe est désormais mieux connue, permet aussi de reconstruire une géographie élargie des contacts et des échanges entre l’Europe occidentale, l’Orient méditerranéen et le monde de l’Islam. La conversation qu’entretient Jean-Jacques Rousseau en langue franque avec un prélat oriental grec dans une auberge suisse, remise en scène dans Les Confessions, n’en est qu’un des divers signes analysés ici. Le rapport des sociétés de l’Europe moderne avec cette lingua franca ne se limite donc pas au plaisir du spectacle théâtral des « turqueries ».

Une relation d’altérité

Si elle n’est pas une langue des marges (géographiques ou sociales), si elle est bien usitée au cœur des sociétés méditerranéennes, la lingua franca n’est pas pour autant une langue de la fusion des sociétés, ni elle-même une langue fusionnelle. On n’est donc pas en face d’un phénomène de créolisation. Cette langue ne s’indigénise pas (jamais, avant le xixe siècle, n’est établi de lien spécifique entre la lingua franca et les pratiques linguistiques des Juifs d’Afrique du Nord). Elle reste toujours, et de chaque côté, pour chaque interlocuteur, la langue de l’autre. Elle reste bien un instrument d’échange entre groupes, où les locuteurs la considèrent comme la langue du rapport à l’autre, pas comme une langue à soi, ni pour soi. C’est une langue d’usage dans un processus transactionnel, et non pas fusionnel. C’est un instrument qui sert aux échanges avec l’autre, échanges qui peuvent être conflictuels, ou intenses et pacifiés, mais toujours sous-tendus par la reconnaissance de la différence et de l’altérité. On parle avec l’autre, tout en le considérant comme autre. Le livre montre avec force qu’il s’agit d’un instrument transactionnel, qui permet un contact à la fois réel et distancié, qui ménage un « lieu commun » où l’on peut être, de façon presque neutre, en relation avec l’autre, en restant soi ; comme un espace médian, où le contact réciproque peut s’opérer tout en restant soi-même, tout en laissant l’autre dans sa différence, et le cas échéant en le tenant à distance.

La lingua franca est un hybride, mais sans fusion : une sorte de « no man’s langue », ou une langue « tampon » pour reprendre les expressions éclairantes proposées par Jocelyne Dakhlia. Non pas langue des marges, mais « langue de la liminalité » : elle est l’instrument du contact sous-tendu par la reconnaissance de l’altérité, la mise en visibilité de bornes, qui tout en étant là n’empêchent pas l’échange. C’est une modalité d’articulation du contact, qui laisse apparaître une ligne de partage entre soi et l’autre ; ce qui structure un rapport où il y a bien et relation et altérité, celle-ci étant vue et assumée, et ces relations pouvant être, selon les conjonctures ou les contextes, ancrées dans des rapports pacifiques ou hostiles, amicaux ou conflictuels, de dispute ou de conciliation, mais en tout cas toujours sur un mode de réciprocité. Le recours à la lingua franca procède de l’utilisation d’un vecteur linguistique perçu comme le plus neutre possible et distant dans le contact. Il sert donc aux situations où l’altérité veut être conservée, sans gêner le contact, sans fusion, et qui sont le plus souvent transitoires.



Rapports inversés : la lingua franca subalternisée

Tout s’inverse, ou se renverse, à l’orée du xixe siècle et avec le processus de colonisation, où il n’y a plus de place pour la réciprocité dans un processus de domination et de contrôle. Jocelyne Dakhlia montre comment tout s’enchaîne à partir de l’Expédition d’Égypte, puis avec le double processus qui transforme les relations en Méditerranée : la conquête coloniale, qui hiérarchise Nord et Sud, Ouest et Est ; mais aussi, le développement des nationalismes qui réorganisent les modes de gouvernement des sociétés et d’expression des cultures, en poussant à toute force la dynamique de nationalisation et de territorialisation des langues. Désormais, unification linguistique et unification politique (sous des formes nationales ou dans le rapport colonial, selon les espaces) sont à l’ordre du jour, et les pouvoirs contemporains cherchent à faire se recouvrir frontières politiques, hiérarchies géopolitiques et pratiques des langues. La mise en rapport des frontières religieuses avec les frontières politiques et aussi celles des langues devient également un enjeu crucial.
Le renversement du rapport entre ces diverses sociétés se traduit aussi par un renversement de la conception de la lingua franca, qui ne figure plus comme une langue d’échange, pratiquée réciproquement, mais qui est vue par les colonisateurs comme une langue subalterne, typique d’un espace subalterne (colonisé désormais), et pratiquée par des populations elles aussi subalternes et cela doublement : dans le rapport colonial et ethnicisé, elle est perçue comme la langue utilisée par des personnes indigènes ; dans la lecture socialement hiérarchisée de la société coloniale, elle est de plus en plus rabattue sur des populations d’en bas ou des marges : petits marchands des ports, milieux du trafic et de la prostitution. Elle est désormais identifiée comme la langue sans qualité des marges dominées. C’est tout le processus de subalternisation de la lingua franca en sabir, qui s’accompagne d’un processus d’ethnicisation du sabir, que l’ouvrage montre dans toutes ses articulations.

Grâce à sa profondeur chronologique, qui met en évidence l’ampleur des césures de l’époque contemporaine, cette analyse d’une forme orale qui n’eut jamais beaucoup de prestige élève donc la lingua franca à une place historique importante : elle fut à une époque donnée, celle d’avant l’ère des nationalismes et de la colonisation, le signe et le moyen d’un rapport original, véritablement réciproque, entre nord et sud de la Méditerranée, entre Europe chrétienne et monde de l’Islam.

Bien qu’usuelle, la Lingua franca ne fait sans doute pas partie de ces « choses banales » que les historiens ont appris à considérer attentivement pour reconstituer le fonctionnement et les significations des mondes passés. Ici, l’objet est loin d’être banal, comme le prouvent les forts investissements idéologiques ou utopiques dont les notions de « langue franque » ou de « langue universelle », conçues de façon large, ont pu faire l’objet à l’époque contemporaine. Il nous fait pénétrer au cœur des systèmes de valeur d’une période et d’un espace. L’objet comme la démarche permettent, d’une façon sans doute plus efficace que certaines invocations rhétoriques des vertus supposées nécessairement performatives de l’hybridité, de comprendre comment, dans des conditions historiques données, ont pu s’articuler de véritables échanges dans l’altérité : à travers des instruments linguistiques hybrides, qui révélaient des formes de contact dans la coexistence des différences, ou des volontés d’échanges, voire de partages, qui ne postulaient pas ou ne visaient pas l’indifférenciation. Cette plongée dans une autre histoire du rapport avec l’autre peut assurément offrir une précieuse contribution à la réflexion sur les multiples manières et possibilités de relier les hommes et les sociétés. ■



Caroline Douki
Caroline Doukiest historienne, maître de conférences à l'université Paris VIII et membre de l'équipe Esopp (Études Sociales et Politiques des Populations-EHESS). Elle est rédactrice en chef de la Revue d'Histoire Moderne & ContemporaineElle a co-dirigé Police et migrants en France, 1667-1939, et contribué à Nancy Green et François Weil (éd.),Citoyenneté et émigration. Les politiques du départ.
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Pour citer cet article : Caroline Douki, « No Man’s Langue. Vie et mort de la lingua franca méditerranéenne », in La Revue Internationale des Livres et des Idées, 18/05/2009, url: http://www.revuedeslivres.net/articles.php?idArt=339
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Christophe Montaucieux - Les filles voilées peuvent-elles parler ?

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Ismahane Chouder, Malika Latrèche et Pierre Tevanian, Les Filles voilées parlent


Yves Citton et Philip Watts - gillesdeleuzerolandbarthes.

à propos de
Les cours de Gilles Deleuze en ligne
François Dosse, Gillesdeleuzefélixguattari. Biographie croisée
Roland Barthes, Le Discours amoureux. Séminaire de l’École pratique des hautes études


Journal d’Orville Wright, 1902 / 1903

Yves Citton - Il faut défendre la société littéraire

à propos de
Jacques Bouveresse, La Connaissance de l’écrivain. Sur la littérature, la vérité et la vie
Tzvetan Todorov, La Littérature en péril
Pierre Piret (éd.), La Littérature à l’ère de la reproductibilité technique. Réponses littéraires aux nouveaux dispositifs représentatifs créés par les médias modernes
Emmanuel Le Roy Ladurie, Jacques Berchtold & Jean-Paul Sermain, L’Événement climatique et ses représentations (xviie – xixe siècles)


Marc Escola - Voir de loin. Extension du domaine de l'histoire littéraire

à propos de
Franco Moretti, Graphes, cartes et arbres. Modèles abstraits pour une autre histoire de la littérature


Xavier Vigna - Clio contre Carvalho. L'historiographie de 68

à propos de
Antoine Artous, Didier Epstajn et Patrick Silberstein (coord.), La France des années 68
Serge Audier, La Pensée anti-68
Philippe Artières et Michelle Zancarini-Fournel (dir.), 68, une histoire collective
Dominique Damamme, Boris Gobille, Frédérique Matonti et Bernard Pudal, Mai-juin 68


Peter Hallward - L'hypothèse communiste d'Alain Badiou

à propos de
Alain Badiou, De Quoi Sarkozy est-il le nom ? Circonstances, 4


François Cusset - Le champ postcolonial et l'épouvantail postmoderne

à propos de
Jean-Loup Amselle, L’Occident décroché. Enquête sur les postcolonialismes


Warren Montag - Sémites, ou la fiction de l’Autre

à propos de
Gil Anidjar, Semites : Race, Religion, Literature


Alain de Libera - Landerneau terre d'Islam

Frédéric Neyrat - Géo-critique du capitalisme

à propos de
David Harvey, Géographie de la domination


Les « temps nouveaux », le populisme autoritaire et l’avenir de la gauche. Détour par la Grande-Bretagne

à propos de
Stuart Hall, Le Populisme autoritaire. Puissance de la droite et impuissance de la gauche au temps du thatchérisme et du blairisme


Artistes invités dans ce numéro

Elsa Dorlin - Donna Haraway: manifeste postmoderne pour un féminisme matérialiste

à propos de
Donna Haraway, Manifeste cyborg et autres essais


François Héran - Les raisons du sex-ratio

à propos de
Éric Brian et Marie Jaisson, Le Sexisme de la première heure :


Michael Hardt - La violence du capital

à propos de
Naomi Klein, The Shock Doctrine


Giorgio Agamben et Andrea Cortellessa - Le gouvernement de l'insécurité

Cécile Vidal - La nouvelle histoire atlantique: nouvelles perspectives sur les relations entre l’Europe, l’Afrique et les Amériques du xve au xixe siècle

à propos de
John H. Elliott, Empires of the Atlantic World
John H. Elliott, Imperios del mundo atlántico


Antonio Mendes - A bord des Négriers

à propos de
Marcus Rediker, The Slave Ship. A Human History


Nicolas Hatzfeld - 30 ans d'usine

à propos de
Marcel Durand, Grain de sable sous capot. Résistance et contre-culture ouvrière


Charlotte Nordmann - La philosophie à l'épreuve de la sociologie

à propos de
Louis Pinto, La vocation et le métier de philosophe


Enzo Traverso - Allemagne nazie et Espagne inquisitoriale. Le comparatisme historique de Christiane Stallaert

à propos de
Christiane Stallaert, Ni Una Gota De Sangre Impura


Stéphane Chaudier - Proust et l'antisémitisme

à propos de
Alessandro Piperno, Proust antijuif


Artistes invités dans ce numéro

Enzo Traverso - Interpréter le fascisme

à propos de
George L. Mosse, Zeev Sternhell, Emilio Gentile,


Guillermina Seri - Terreur, réconciliation et rédemption : politiques de la mémoire en Argentine

Daniel Bensaïd - Et si on arrêtait tout ? "L'illusion sociale" de John Holloway et de Richard Day

à propos de
John Holloway, Changer le monde sans prendre le pouvoir
Richard Day, Gramsci is dead


Chantal Mouffe - Antagonisme et hégémonie. La démocratie radicale contre le consensus néolibéral

Slavoj Zizek - La colère, le ressentiment et l’acte

à propos de
Peter Sloterdijk, Colère et Temps


Isabelle Garo - Entre démocratie sauvage et barbarie marchande

Catherine Deschamps - Réflexions sur la condition prostituée

à propos de
Lilian Mathieu, La Condition prostituée


Yves Citton - Pourquoi punir ? Utilitarisme, déterminisme et pénalité (Bentham ou Spinoza)

à propos de
Xavier Bébin, Pourquoi punir ?


Jérôme Vidal - Les formes obscures de la politique, retour sur les émeutes de novembre 2005

à propos de
Gérard Mauger, L’Émeute de novembre 2005 : une révolte protopolitique


Artistes invités dans ce numéro

Judith Butler - « Je suis l’une des leurs, voilà tout » : Hannah Arendt, les Juifs et les sans-état

à propos de
Hannah Arendt, The Jewish Writings


Christian Laval - Penser le néolibéralisme

à propos de
Wendy Brown, Les Habits neufs de la politique mondiale


Yves Citton - Projectiles pour une politique postradicale

à propos de
Bernard Aspe, L’Instant d’après. Projectiles pour une politique à l’état naissant
David Vercauteren, Micropolitiques des groupes. Pour une écologie des pratiques collectives


Philippe Pignarre - Au nom de la science

à propos de
Sonia Shah , Cobayes humains


Jérôme Vidal - Gérard Noiriel et la République des « intellectuels »

à propos de
Gérard Noiriel, Les Fils maudits de la République


Marc Escola - Les fables théoriques de Stanley Fish

à propos de
Stanley Fish, Quand lire c’est faire, L’autorité des communautés interprétatives


Artistes invités dans ce numéro

Philippe Minard - Face au détournement de l’histoire

à propos de
Jack Goody, The Theft of History


Vive la pensée vive !

Yves Citton - Éditer un roman qui n’existe pas

à propos de
Jean Potocki, Manuscrit trouvé à Saragosse


Frédéric Neyrat - à l’ombre des minorités séditieuses

à propos de
Arjun Appadurai, Géographie de la colère : La violence à l’âge de la globalisation


Frédéric Neyrat - Avatars du mobile explosif

à propos de
Mike Davis, Petite histoire de la voiture piégée


Thierry Labica et Fredric Jameson - Le grand récit de la postmodernité

à propos de
Fredric Jameson, Le Postmodernisme ou la logique culturelle du capitalisme tardif
Fredric Jameson, La Totalité comme complot


Alberto Toscano - L’anti-anti-totalitarisme

à propos de
Michael Scott Christofferson, French Intellectuals Against the Left


Jérôme Vidal - Silence, on vote : les «intellectuels» et le Parti socialiste

Artistes invités dans ce numéro