Accueil | Qui sommes-nous? | Numéros parus | Se procurer la RiLi | S'abonner | Newsletter | Contacts | Liens | La toile de la RiLi

La RiLi a toutes ses dents !

La Revue internationale des livres et des idées a maintenant plus d’un an. Le moment est peut-être venu de rassembler et de préciser les réponses aux questions qui se sont posées à nous ou qui nous ont été adressées par nos lecteurs et nos amis – en partant des questions en apparence les plus techniques pour ensuite nous attacher aux plus politiques. On verra que le refus du modèle des « mags » est solidaire d’une certaine idée du travail de la pensée et de l’écriture, et de sa valeur critique et politique.



« Pourquoi une revue de papier ? Pourquoi ne pas être plus présents sur l’Internet – ou même pourquoi ne pas être présents exclusivement en ligne ? »

Nous avons choisi de publier avant tout une revue imprimée. Ce choix s’explique en partie par des raisons matérielles : le papier dit électronique n’en est encore qu’à ses balbutiements et n’offre pas à ce jour des possibilités graphiques (couleurs, dimensions) suffisamment intéressantes pour une revue qui, comme la RiLi, est aussi un objet esthétique. L’écran d’ordinateur n’offre quant à lui pas des conditions de lecture satisfaisantes pour une revue dont les articles – qui souvent ne se contentent pas d’être de simples comptes rendus mais constituent de véritables essais, de véritables interventions – atteignent et dépassent parfois largement les 25 000 signes, espaces comprises, soit bien plus que les relativement brèves notes critiques de la plupart des sites, « mags » et suppléments littéraires (dans la presse, un article de 10 000 signes est considéré comme long). Nous avons de plus des doutes sur la possibilité d’appliquer aujourd’hui à la RiLi le modèle économique de certains médias qui n’ont d’existence que virtuelle (en ligne) – et nous savons aussi tout ce que la diffusion d’un revue comme la RiLi doit au travail inestimable de certains libraires et kiosquiers. Mais, surtout, ce choix s’explique par la volonté de « faire revue », de concevoir des numéros auxquels nous essayons de donner une certaine cohérence. Ce qui ne nous empêche pas d’être présents sur l’Internet, à travers notre site (revuedeslivres.net) et notre blog (revuedeslivres.blogspot.com) sur lesquels les visiteurs peuvent découvrir des articles en libre accès, et nos abonnés consulter l’intégralité des archives de la revue. Le site sera bientôt refondu et permettra à ses visiteurs d’accéder à diverses ressources et informations, ainsi qu’à de nombreux articles en exclusivité sur l’Internet.

« Votre projet de revue ne repose-t-il pas sur un pari commercial très risqué ? Est-il viable à long terme, sans publicité ? Quelle est votre situation après un peu plus d’un an d’existence ? »

Nous ne roulons pas sur l’or, certes ; mais nous aurons bientôt mis au point la recette de la transmutation du plomb en or ! N’est-ce pas là la visée même de l’activité d’éditeur ? Plaisanterie mise à part, le fait d’être adossé à Éditions Amsterdam, et de bénéficier pour le lancement de la revue du précieux soutien de la région Île-de-France, nous permet de voir venir. Nous nous inscrivons dans la durée. Notre modèle économique est très différent, c’est le moins que l’on puisse dire, des magazines sans véritable contenu original – il s’agit en fait surtout de supports publicitaires qui ne parviennent à constituer leur lectorat qu’à grand renfort de réclames, d’offres promotionnelles et de « cadeaux », parfois même au mépris de la loi Lang sur le prix unique du livre. Nous ne visons pas à engendrer des profits, mais simplement à atteindre notre seuil de rentabilité. Cela dit, nous ne nous interdisons pas de faire place à des publicités dans la revue (c’est déjà le cas, dans le cadre d’échanges avec d’autres éditeurs ou organes de presse). Nous veillons simplement à limiter le nombre de ces publicités. Il n’est donc pas déraisonnable d’espérer asseoir durablement la revue d’un point de vue économique et commercial. Le soutien de nos abonnés, il faut le souligner, est de ce point de vue fondamental. Il permet de préserver la revue des aléas de la vente au numéro. C’est un peu notre Sécurité sociale.

Si jamais la revue devait cesser de paraître pour des raisons financières, nous serions de toutes les manières déjà très heureux de l’oeuvre accomplie ; mais à ce jour la question ne se pose plus vraiment : les ventes des derniers numéros (plus de 8 000 exemplaires, si l’on cumule les ventes en librairie, en kiosque et par abonnement) sont tout à fait encourageantes. Et la tendance est à l’augmentation. Ces ventes démentent les prévisions pessimistes de nombres de professionnels avec lesquels il nous avait été donné de discuter de notre projet avant son lancement, qui nous recommandaient soit de l’abandonner, soit, ce qui revenait au même, de nous conformer au modèle des « mags » qui encombrent les kiosques. Dans la presse règne bien souvent le principe du moins disant, du plus petit commun dénominateur. Il faut s’adresser à tous, c’est-à-dire à personne, pour maximiser la taille du lectorat potentiel. Il ne faut pas faire trop long. Il faut faire « simple ». Il faut parler de tout, sauf de ce qui dérange les lecteurs. Il faut divertir, il faut flatter, ne jamais contrarier. Le résultat est le plus souvent rapide et coloré, certes, mais aussi assez ennuyeux, et est oublié à peine parcouru. Notre opinion est que nombre de professionnels de la presse projettent leur propre médiocrité sur « le » lecteur. Nous n’avons pas du tout procédé ainsi. Nous n’avons pas réalisé d’études de marchés. Nous sommes partis de nos insatisfactions et de nos désirs pour produire une revue que nous aimerions lire, nous. Sachant que nous ne sommes pas des êtres d’exception, nous nous sommes dits qu’il y avait de bonnes chances pour que d’autres partagent au moins en partie ces insatisfactions et ces désirs. Une telle démarche est certainement au moins aussi réaliste que la plus fouillée des études de marché. Elle prend de plus en compte le fait que tout ce qui est « nouveau », tout ce qui n’avait pas déjà sa place sur cette terre, transforme le monde dans lequel il apparaît – ce dont aucune enquête d’opinion ne peut mesurer les effets à l’avance. Et justement nous avons la prétention, oui, d’avoir introduit dans le paysage de la presse francophone un objet assez inédit. Si n’étaient leurs procédés de filous et leur arrogance de marchands de verroterie, nous serions assez amusés de voir maintenant des bateleurs surgir ici et là pour vendre aux foules leur camelote en reprenant même parfois sans vergogne la formule « des livres et des idées ».

« Vous êtes-vous cependant inspirés de certains prédécesseurs comme laNew York Review of Books? »

Nous avions aussi en mémoire l’excellent Autre Journal de Michel Butel ou le Liber de Pierre Bourdieu, mais, oui, nous nous sommes inspirés avant tout de la New York Review of Books, de la London Review of Books, du Times Literary Supplement, de Bookforum... Nous traduisons et publions régulièrement des articles parus premièrement dans ces revues et dans quelques autres avec lesquelles nous avons établi une sorte de partenariat informel. De ces journaux nous avons surtout retenu le format (la RiLi est un tabloïd – imprimé sur un papier de qualité –, vendu non seulement en librairie, mais aussi en kiosque) et l’idée d’élaborer le débat d’idées à travers la production de comptes rendus critiques de livres. Les articles publiés dans la NYRB, la LRB et Bookforum sont des critiques développées de livres, mais aussi parfois de véritables essais. Rien à voir avec ce que l’on trouve dans la plupart des suppléments littéraires des quotidiens ou des magazines, qui se confond malheureusement trop souvent avec de pauvres billets d’humeur ou de mauvaises réclames !
La RiLi a cependant son originalité et se distingue de ses modèles. Elle s’en distingue notamment par son style et certains choix importants : précision plus grande des comptes rendus (ils offrent généralement un aperçu beaucoup plus détaillé du contenu des livres) ; perspective internationale plus marquée (une part significative des livres recensés ne sont pas disponibles en français, et une part significative des contributeurs ne sont pas francophones) ; engagement politique plus affirmé (nous nous efforçons d’être « un carrefour des gauches critiques ») ; place non négligeable réservée aux textes de fiction et de poésie et aux écritures expérimentales (renforcée par l’établissement de liens amicaux avec Pierre Le Pillouër, qui anime le site Sitaudis.com, « le premier site de poésie comparative ») ; mise en page soignée et refus de recourir à une iconographie superficielle (l’iconographie d’un numéro de la RiLi constitue en soi un « essai »).

« Le monde selon la RiLi est-il anglophone ? »

Notre volonté de ne pas nous en tenir à une compréhension géographiquement étroite (nationale) de l’actualité intellectuelle et éditoriale a suscité beaucoup d’intérêt et de sympathie. Certains lecteurs nous ont cependant encouragés à ne pas nous limiter au monde anglophone, comme pouvait à première vue le laisser craindre la table des matières du premier numéro. À maints égards, ce premier numéro de la RiLi était en effet anglocentré. On remarquera cependant que les textes de Frédéric Neyrat sur Arjun Appadurai et Mike Davis, de David Laitin sur Georgi Derlugian et le Caucase, de Sandrine Lefranc sur Jean Hatzfeld et le Rwanda, de Philippe Minard sur Jack Goody et d’Yves Citton sur Jean Potocki formaient ensemble une sorte de méditation collective (critique) sur la mondialisation et l’anglo/euro-centrisme. Le fait est, de plus, que le pouvoir d’attraction des grandes universités britanniques et, surtout, états-uniennes est tel que l’intelligentsia de la planète entière est poussée à migrer vers ces centres et à écrire en anglais : la chose est on ne peut plus problématique, mais une publication qui s’attache à rendre compte de l’actualité des livres et des idées ne peut pas ne pas le refléter. Quoi qu’il en soit, nous travaillons depuis à élargir et décentrer notre point de vue. Notre désir de mise en valeur de la richesse de la production intellectuelle en langue anglaise n’est pas exclusif et doit plutôt être perçu comme le point de départ d’une exploration de la création littéraire, théorique et politique internationale contemporaine. Nous travaillons en particulier en ce moment à l’établissement de liens avec l’Europe de l’Est et du Sud, l’Amérique latine, l’Inde et la Chine.

« Les images publiées dans la revue n’illustrent pas les articles, elles ont leur vie propre et une grande qualité artistique : comment effectuez-vous vos choix, comment s’organise le montage final ? »

L’idée est qu’il doit s’agir avec l’iconographie d’une contribution pleine et entière à la revue : nous ne voulons pas d’une iconographie bouche-trou, décorative ou pauvrement illustrative. Ce principe vaut aussi pour les textes poétiques publiés dans la RiLi. Nous travaillons en ce moment à renforcer ce parti pris initial. Depuis le numéro 6, nous n’accueillons qu’une contribution iconographique, contre trois dans les précédents numéros, de manière à permettre aux images de déployer pleinement leur puissance. Les choix opérés sont davantage mûris. La place accordée à l’iconographie dans un numéro est maintenant définie avant celle des comptes rendus.

D’un autre côté, il importe de comprendre que nous ne sommes pas une revue d’art. La présence d’images dans la RiLi ne constitue pas une prise de position dans le champ de l’art contemporain. Pour autant que cela soit possible étant donné le bombardement d’images et de discours en provenance de ce champ auquel tout un chacun est soumis – pour le meilleur et pour le pire –, nous sommes dans une position de relative extériorité par rapport au milieu artistique. Les critères, multiples, de nos choix, pour autant que nous puissions les expliciter, ne tiennent pas exclusivement à notre appréciation de la qualité « artistique » ou même esthétique des ensembles d’images retenus – qui n’ont bien souvent du reste pas été produites dans une visée artistique. Nos motifs peuvent être tout à fait « impurs » ou « naïfs » du point de vue des normes concurrentes en vigueur actuellement dans le champ artistique. D’une façon ou d’une autre, ces images, du moins, nous ont arrêtés, nous ont frappés. Elles nous ont plu, elles nous ont donné à penser, elles ont résonné en nous, et nous avons eu envie de les transmettre. Cela ne veut pas dire, on l’aura compris, que l’esthétique, l’éthique ou la politique des images et de la représentation ne soient pas des préoccupations, bien au contraire.

« Comment fonctionne la rédaction ?»

Il n’y a pas à proprement parler de rédaction. L’équipe de la RiLi se trouve à l’intersection de différents réseaux d’informateurs, de contributeurs, d’auteurs, d’éditeurs, etc. Nous faisons de la « veille », nous sollicitons des contributions. Beaucoup de gens se « branchent » aussi sur la revue et nous font partager leurs informations, leurs idées, leurs projets, et nous proposent ceci ou cela. Nous profitons aussi des critiques généreuses qui nous sont parfois adressées. En bout de course, il y a la composition de chaque numéro, qui se fait en petit comité, à quatre ou cinq (l’équipe « formelle » de la RiLi), à partir des matériaux récoltés, et qui relève assez de la jonglerie. La cohérence de la revue a de quoi surprendre étant donné le bricolage et les hasards qui président à son élaboration ! Nous jouons manifestement le rôle de filtres et de catalyseurs.

C’était d’ailleurs l’une de nos décisions fondatrices : ne pas mettre en place de comité « scientifique », fonctionner de façon plus informelle. Nous ne sommes bien sûr pas omniscients, et nous ne prétendons pas à une impossible exhaustivité. Nous avons aussi nos travers et nos « ratés ». Inévitablement certaines des critiques publiées dans la RiLi sont moins rigoureuses ou moins fortes que d’autres. Nous travaillons à pallier à ces manquements et défauts. Mais, dans l’ensemble, nous croyons être parvenus à réunir de numéro en numéro des contributeurs et des contributions d’une qualité assez remarquable : nombre des critiques publiées dans la RiLi ont une valeur intrinsèque – dans certains cas même sans doute supérieure à celle des livres recensés ! –, ce qui, on nous l’accordera, est plutôt exceptionnel dans un monde où les critiques mémorables sont choses rares.

« Êtes-vous majoritairement des philosophes et des politiques ? »

Aucun d’entre nous ne se dirait « philosophe ». Aucun d’entre nous d’ailleurs ne sait bien ce que c’est, au juste, que « la philosophie ». La question est devenue cruciale pour nombre de professionnels de « la philosophie » depuis le XIXe siècle. Certains philosophes contemporains semblent consacrer l’essentiel de leur activité à y répondre. C’est là certainement un des effets de la transformation de l’espace des savoirs et de son institutionnalisation. Quoi qu’il en soit, les quelques personnes qui composent la petite équipe de la RiLi n’éprouvent pas l’urgence impérieuse de cette question, ne trouvent pas très intéressant de chercher à y répondre, sinon de façon très indirecte, comme en passant. Nous avons pour la plupart suivi des cursus universitaires dans des départements de philosophie et d’histoire ; nous avons aussi rencontré en chemin, notamment, l’anthropologie, la sociologie et la psychanalyse ; certains d’entre nous se sont investis dans différents mouvements politiques (mouvement des chômeurs et des précaires, mouvement des sans papiers, soutien aux travailleurs du sexe lors du vote de la LSI, luttes pour l’égalité des populations issues de l’immigration postcoloniale, etc.). Il est possible de dire que pour une part la dimension politique de l’écriture et de la pensée est ce qui nous meut – mais il faut alors immédiatement ajouter que notre appréhension de la politique déborde la politique institutionnelle, ce qu’on appelle habituellement la politique.

Il n’est peut-être pas inutile ici de donner quelques précisions sur les liens qui unissent selon nous politique et savoirs. Les disciplines intellectuelles, ou « scientifiques », et les efforts pour étayer empiriquement et rationnellement nos discours ne sont, considérés en eux-mêmes, abstraitement, pas « politiques », et ils doivent être appréciés et valorisés pour eux-mêmes. Mais, croyons-nous, l’on n’est jamais, du moins avec l’histoire, les sciences humaines et les sciences sociales – et, a fortiori, la philosophie –, dans le domaine d’une « pure » objectivité, ou positivité, y compris quand la rigueur disciplinaire et argumentative est maximale. Assurément, nous avons à la RiLi de fortes réserves à l’égard de l’idéologie positiviste spontanée de nombreux professionnels de la recherche. Nous croyons que l’usage, pour décrire l’espace de la « science », de métaphores qui présupposent une limite, une frontière (à défendre), définissant un dedans et un dehors, qualitativement distincts, relève d’une simplification et d’une idéalisation qui viennent empêcher la nécessaire mise en abime critique de la production des savoirs – et des différentes espèces de nouages entre savoir et pouvoir –, mais aussi justifier les rêveries épistémocratiques de certains intellectuels et chercheurs. Elle vient de plus oblitérer la circulation complexe et la dissémination effective de la production des savoirs sur le monde social dans l’ensemble de celui-ci – et complique parallèlement la compréhension et la critique des formes non moins réelles de monopolisation de cette production et de cette circulation. Ce sont de telles questions que la RiLi voudrait tout particulièrement contribuer à problématiser, notamment parce qu’elles sont profondément liées à l’exigence démocratique radicale dont elle voudrait être un des vecteurs.

Mais il ne s’agit bien sûr en aucun cas de soumettre la production des savoirs à un impératif politique ou à quelque dogme que ce soit, et ce d’autant plus que, en matière de théorie ou de politique, ce qui nous intéresse, c’est avant tout le repérage et l’élaboration des problèmes, ces régions « grises » du savoir et de la pratique où nos certitudes déraillent, où les savoirs établis et les imaginaires sociaux et politiques sont remis en question et contraints de se transformer. C’est là fondamentalement le sens que nous donnons au mot « critique ». Ce n’est pas une mince affaire !

« Quels sont vos projets immédiats et à plus long terme ?»

Ce qui nous plaît avec la RiLi, depuis son lancement, c’est qu’elle se transforme de numéro en numéro. La RiLi, ce n’est pas simplement un projet. C’est surtout l’occasion de rencontres qui en font dévier, plus ou moins sensiblement, la trajectoire projetée. Nous ne savons pas précisément ce à quoi ressemblera la revue dans un an, deux ans.


Pour citer cet article : « La RiLi a toutes ses dents ! », in La Revue Internationale des Livres et des Idées, 12/01/2009, url: http://www.revuedeslivres.net/articles.php?idArt=298
Rechercher :
Espace abonnés
Mot de passe oublié ?
Rili, Numéro 9, Janvier-Février 2009

Numéro 9

Janvier-Février 2009


La RiLi a toutes ses dents !

Yves Citton - La passion des catastrophes

Marielle Macé - La critique est un sport de combat

De l’indistinction en art et de la possibilité d’en sortir

à propos de
Hal Foster, Design & Crime
Jacques Rancière, Le Spectateur émancipé


Laurent Jullier - La critique hors-la-loi

à propos de
Noël Burch, De la beauté des latrines. Pour réhabiliter le sens au cinéma et ailleurs


Alléluia (featuring Jeff Buckley)

Cornel West - Un prisonnier de l’espoir dans la nuit de l’empire américain

Sylvie Laurent - Peaux blanches, masques noirs

à propos de
William T. Lhamon Jr, Peaux blanches, masques noirs


Philippe Boisnard - Biotope des inhabitants 1 & 2

David Harvey - Le droit à la ville

Grégory Salle - Dérives buissonières au pays du dedans

Guillaume Fayard - Les promenades aux phares (extrait)

Sandro Mezzadra - Les camps d’étrangers ou les frontières intérieures de l’Europe

à propos de
Marc Bernardot, Camps d’étrangers


Bibliographies commentées: "L'étude des camps" et "Frontière, citoyenneté et migrations"

Jérôme Vidal PS - Le Nouveau Parti Anticapitaliste, un Nouveau Parti Socialiste ? Questions à Daniel Bensaïd à la veille de la fondation du NPA

Marc Saint-Upéry - Amérique latine : deux ou trois mondes à découvrir

à propos de
Georges Couffignal (dir.), Amérique latine. Mondialisation : le politique, l’économique, le religieux
Franck Gaudichaud (dir.), Le Volcan latino-américain. Gauches, mouvements sociaux et néolibéralisme en Amérique latine
Hervé Do Alto et Pablo Stefanoni, Nous serons des millions. Evo Morales et la gauche au pouvoir en Bolivie
Guy Bajoit, François Houtart et Bernard Duterme, Amérique latine : à gauche toute ?


Bibliographie indicative sur l'Amérique latine: Néoprantestatisme, Migrations, Revues, et Biographies présidentielles

Peter Hallward - Tout est possible

L’anthropologie sauvage

Le Comité un_visible



Articles en accès libre

Yves Citton - Foules, nombres, multitudes : qu'est-ce qu'agir ensemble ?

à propos de
Collectif, Local Contemporain n°5
Thomas Berns, Gouverner sans gouverner. Une archéologie politique de la statistique
Pascal Nicolas-Le Strat, Expérimentations politiques
Pascal Nicolas-Le Strat, Moments de l'expérimentation


Philippe Minard - « À bas les mécaniques ! »: du luddisme et de ses interprétations

à propos de
François Jarrige, Au temps des "tueuses à bras". Les bris de machines à l'aube de l'ère industrielle (1780-1860)


Jérôme Vidal - La dernière « intox »
de l’industrie atomique :
le nucléaire, une énergie propre et sûre

à propos de
À propos de Frédéric Marillier, EPR. L’impasse nucléaire,


Charlotte Nordmann - Insoutenable nucléaire

à propos de
À propos de Laure Noualhat, Déchets, le cauchemar du nucléaire,


A l'attention de nos lecteurs et abonnés

La Revue internationale des Livres et des Idées reparaît en septembre !

"Penser à gauche. Figures de la pensée critique" en librairie

Jean-Numa Ducange - Editer Marx et Engels en France : mission impossible ?

à propos de
Miguel Abensour et Louis Janover, Maximilien Rubel, pour redécouvrir Marx
Karl Marx, Le Capital


J. R. McNeill - La fin du monde est-elle vraiment pour demain ?

à propos de
Jared Diamon, Effondrement. Comment les sociétés décident de leur disparition ou de leur survie


Antonio Negri - Produire le commun. Entretien avec Filippo Del Lucchese et Jason E. Smith

Alfredo Gomez-Muller - Les luttes des "indigènes en Bolivie : un renouveau du socialisme ?

Arne Næss et la deep ecology: aux sources de l'inquiétude écologiste

Comment vivons-nous ? Décroissance, "allures de vie" et expérimentation politique. Entretien avec Charlotte Nordmann et Jérôme Vidal

Giovanna Zapperi - Neutraliser le genre ?

à propos de
Camille Morineau, L'adresse du politique


Politiques du spectateur

Partha Chatterjee - L’Inde postcoloniale ou la difficile invention d’une autre modernité

Le climat de l’histoire: quatre thèses

Alice Le Roy - Écoquartier, topos d’une écopolitique ?

Jérôme Vidal et Charlotte Nordmann - J’ai vu « l’Esprit du monde », non pas sur un cheval, mais sur un nuage radioactif : il avait le visage d’Anne Lauvergeon1 (à la veille du sommet de l’ONU sur les changements climatiques)

Charlotte Nordmann et Bernard Laponche - Entre silence et mensonge. Le nucléaire, de la raison d’état au recyclage « écologique »

Jérôme Ceccaldi - Quelle école voulons-nous?

Yves Citton - Beautés et vertus du faitichisme

Marie Cuillerai - Le tiers-espace, une pensée de l’émancipation

Tiphaine Samoyault - Traduire pour ne pas comparer

Sylvie Thénault - Les pieds-rouges, « gogos » de l’indépendance de l’Algérie ?

Michael Löwy - Theodor W. Adorno, ou le pessimisme de la raison

Daniel Bensaïd - Une thèse à scandale : La réaction philosémite à l’épreuve d’un juif d’étude

Bourdieu, reviens : ils sont devenus fous ! La gauche et les luttes minoritaires

Samuel Lequette - Prigent par lui-même – Rétrospections, anticipations, contacts

Laurent Folliot - Browning, poète nécromant

David Macey - Le « moment » Bergson-Bachelard

Hard Times. Histoires orales de la Grande Dépression (extrait 2: Evelyn Finn)

La traversée des décombres

à propos de
Bruno Tackels, Walter Benjamin. Une vie dans les textes


Delphine Moreau - De qui se soucie-t-on ? Le care comme perspective politique

Hard Times. Histoires orales de la Grande Dépression (extrait 1: Clifford Burke)

Thomas Coutrot - La société civile à l’assaut du capital ?

Anselm Jappe - Avec Marx, contre le travail

à propos de
Moishe Postone, Temps, travail et domination sociale
Isaac I. Roubine, Essais sur la théorie de la valeur de Marx


L'histoire du Quilt

Jacques Rancière - Critique de la critique du « spectacle »

Yves Citton - Michael Lucey, ou l'art de lire entre les lignes

à propos de
Michael Lucey, Les Ratés de la famille.


Wendy Brown - Souveraineté poreuse, démocratie murée

Marc Saint-Upéry - Y a-t-il une vie après le postmarxisme ?

à propos de
Ernesto Laclau et Chantal Mouffe, Hégémonie et stratégie socialiste


Razmig Keucheyan - Les mutations de la pensée critique

à propos de
Göran Therborn, From Marxism to Postmarxism?


Yves Citton et Frédéric Lordon - La crise, Keynes et les « esprits animaux »

à propos de
George A. Akerlof et Robert J. Shiller , Animal Spirits


Yves Citton - La crise, Keynes et les « esprits animaux »

à propos de
A. Akerlof et Robert J. Shiller, Animal Spirits
John Maynard Keynes, Théorie générale de l’emploi, de l’intérêt et de la monnaie


Version intégrale de : Le Hegel husserliannisé d’Axel Honneth. Réactualiser la philosophie hégélienne du droit

à propos de
Axel Honneth, Les pathologies de la liberté. Une réactualisation de la philosophie du droit de Hegel


Caroline Douki - No Man’s Langue. Vie et mort de la lingua franca méditerranéenne

à propos de
Jocelyne Dakhlia, Lingua franca. Histoire d’une langue métisse en Méditerrannée


Pierre Rousset - Au temps de la première altermondialisation. Anarchistes et militants anticoloniaux à la fin du xixe siècle

à propos de
Benedict Anderson, Les Bannières de la révolte


Yves Citton - Démontage de l’Université, guerre des évaluations et luttes de classes

à propos de
Christopher Newfield, Unmaking the Public University
Guillaume Sibertin-Blanc et Stéphane Legrand, Esquisse d’une contribution à la critique de l’économie des savoirs
Oskar Negt, L’Espace public oppositionnel


Christopher Newfield - L’Université et la revanche des «élites» aux États-Unis

Antonella Corsani, Sophie Poirot-Delpech, Kamel Tafer et Bernard Paulré - Le conflit des universités (janvier 2009 - ?)

Judith Revel - « N’oubliez pas d’inventer votre vie »

à propos de
Michel Foucault, Le Courage de la vérité, t. II, Le gouvernement de soi et des autres


Naomi Klein - Ca suffit : il est temps de boycotter Israël

Henry Siegman - Les mensonges d'Israël

Enzo Traverso - Le siècle de Hobsbawm

à propos de
Eric J. Hobsbawm, L’Âge des extrêmes. Histoire du court XXe siècle (1914-1991)


Yves Citton - La pharmacie d'Isabelle Stengers : politiques de l'expérimentation collective

à propos de
Isabelle Stengers, Au temps des catastrophes. Résister à la barbarie qui vient


Isabelle Stengers - Fabriquer de l'espoir au bord du gouffre

à propos de
Donna Haraway,


Serge Audier - Walter Lippmann et les origines du néolibéralisme

à propos de
Walter Lippmann, Le Public fantôme
Pierre Dardot et Christian Laval, La Nouvelle Raison du monde. Essai sur la société néolibérale


Nancy Fraser - La justice mondiale et le renouveau de la tradition de la théorie critique

Mathieu Dosse - L’acte de traduction

à propos de
Antoine Berman, L’Âge de la traduction. « La tâche du traducteur » de Walter Benjamin, un commentaire


Daniel Bensaïd - Sur le Nouveau Parti Anticapitaliste

à propos de
Jérôme Vidal, « Le Nouveau Parti Anticapitaliste, un Nouveau Parti Socialiste ? Questions à Daniel Bensaïd à la veille de la fondation du NPA », RiLi n°9


Iconographie (légende)

La RiLi a toutes ses dents !

Yves Citton - La passion des catastrophes

Marielle Macé - La critique est un sport de combat

David Harvey - Le droit à la ville

Grégory Salle - Dérives buissonières au pays du dedans

Bibliographies commentées: "L'étude des camps" et "Frontière, citoyenneté et migrations"

Jérôme Vidal PS - Le Nouveau Parti Anticapitaliste, un Nouveau Parti Socialiste ? Questions à Daniel Bensaïd à la veille de la fondation du NPA

Marc Saint-Upéry - Amérique latine : deux ou trois mondes à découvrir

à propos de
Georges Couffignal (dir.), Amérique latine. Mondialisation : le politique, l’économique, le religieux
Franck Gaudichaud (dir.), Le Volcan latino-américain. Gauches, mouvements sociaux et néolibéralisme en Amérique latine
Hervé Do Alto et Pablo Stefanoni, Nous serons des millions. Evo Morales et la gauche au pouvoir en Bolivie
Guy Bajoit, François Houtart et Bernard Duterme, Amérique latine : à gauche toute ?


Bibliographie indicative sur l'Amérique latine: Néoprantestatisme, Migrations, Revues, et Biographies présidentielles

Peter Hallward - Tout est possible

L’anthropologie sauvage

Le Comité un_visible

Thomas Boivin - Le Bédef ou l’art de se faire passer pour un petit.

Frédéric Lordon - Finance : La société prise en otage

Mahmood Mamdani - Darfour, Cour pénale internationale: Le nouvel ordre humanitaire

André Tosel - Penser le contemporain (2) Le système historico-politique de Marcel Gauchet.Du schématisme à l’incertitude

à propos de
Marcel Gauchet, L’Avènement de la démocratie, tomes I et II


« Nous sommes la gauche »

André Tosel - Article en version intégrale. Le système historico-politique de Marcel Gauchet : du schématisme a l’incertitude.

à propos de
Marcel Gauchet,


Paul-André Claudel - Les chiffonniers du passé. Pour une approche archéologique des phénomènes littéraires

à propos de
Laurent Olivier, Le Sombre Abîme du temps. Mémoire et archéologie


Nous ne sommes pas des modèles d’intégration

Claire Saint-Germain - Le double discours de la réforme de l’école

Yann Moulier Boutang - Le prisme de la crise des subprimes :la seconde mort de Milton Friedman

Giuseppe Cocco - Le laboratoire sud-américain

à propos de
Marc Saint-Upéry, Le Rêve de Bolivar. Le défi des gauches sud-américaines


Emir Sader - Construire une nouvelle hégémonie

Maurizio Lazzarato - Mai 68, la « critique artiste » et la révolution néolibérale

à propos de
Luc Boltanski et Ève Chiapello, Le Nouvel Esprit du capitalisme


Carl Henrik Fredriksson - La re-transnationalisation de la critique littéraire

Harry Harootunian - Surplus d’histoires, excès de mémoires

à propos de
Enzo Traverso, Le Passé, modes d’emploi. Histoire, mémoire, politique


Stephen Bouquin - La contestation de l’ordre usinier ou les voies de la politique ouvrière

à propos de
Xavier Vigna, L’Insubordination ouvrière dans les années 68. Essai d’histoire politique des usines


Jérôme Vidal - La compagnie des Wright

Nicolas Hatzfeld, Xavier Vigna, Kristin Ross, Antoine Artous, Patrick Silberstein et Didier Epsztajn - Mai 68 : le débat continue

à propos de
Xavier Vigna, « Clio contre Carvalho. L’historiographie de 68 », publié dans la RILI n° 5


Nicolas Hatzfeld - L’insubordination ouvrière, un incontournable des années 68

à propos de
Xavier Vigna, L’Insubordination ouvrière dans les années 68. Essai d’histoire politique des usines


Thierry Labica - L’Inde, ou l’utopie réactionnaire

à propos de
Roland Lardinois, L’Invention de l’Inde. Entre ésotérisme et science


Christophe Montaucieux - Les filles voilées peuvent-elles parler ?

à propos de
Ismahane Chouder, Malika Latrèche et Pierre Tevanian, Les Filles voilées parlent


Yves Citton et Philip Watts - gillesdeleuzerolandbarthes.

à propos de
Les cours de Gilles Deleuze en ligne
François Dosse, Gillesdeleuzefélixguattari. Biographie croisée
Roland Barthes, Le Discours amoureux. Séminaire de l’École pratique des hautes études


Journal d’Orville Wright, 1902 / 1903

Yves Citton - Il faut défendre la société littéraire

à propos de
Jacques Bouveresse, La Connaissance de l’écrivain. Sur la littérature, la vérité et la vie
Tzvetan Todorov, La Littérature en péril
Pierre Piret (éd.), La Littérature à l’ère de la reproductibilité technique. Réponses littéraires aux nouveaux dispositifs représentatifs créés par les médias modernes
Emmanuel Le Roy Ladurie, Jacques Berchtold & Jean-Paul Sermain, L’Événement climatique et ses représentations (xviie – xixe siècles)


Marc Escola - Voir de loin. Extension du domaine de l'histoire littéraire

à propos de
Franco Moretti, Graphes, cartes et arbres. Modèles abstraits pour une autre histoire de la littérature


Xavier Vigna - Clio contre Carvalho. L'historiographie de 68

à propos de
Antoine Artous, Didier Epstajn et Patrick Silberstein (coord.), La France des années 68
Serge Audier, La Pensée anti-68
Philippe Artières et Michelle Zancarini-Fournel (dir.), 68, une histoire collective
Dominique Damamme, Boris Gobille, Frédérique Matonti et Bernard Pudal, Mai-juin 68


Peter Hallward - L'hypothèse communiste d'Alain Badiou

à propos de
Alain Badiou, De Quoi Sarkozy est-il le nom ? Circonstances, 4


François Cusset - Le champ postcolonial et l'épouvantail postmoderne

à propos de
Jean-Loup Amselle, L’Occident décroché. Enquête sur les postcolonialismes


Warren Montag - Sémites, ou la fiction de l’Autre

à propos de
Gil Anidjar, Semites : Race, Religion, Literature


Alain de Libera - Landerneau terre d'Islam

Frédéric Neyrat - Géo-critique du capitalisme

à propos de
David Harvey, Géographie de la domination


Les « temps nouveaux », le populisme autoritaire et l’avenir de la gauche. Détour par la Grande-Bretagne

à propos de
Stuart Hall, Le Populisme autoritaire. Puissance de la droite et impuissance de la gauche au temps du thatchérisme et du blairisme


Artistes invités dans ce numéro

Elsa Dorlin - Donna Haraway: manifeste postmoderne pour un féminisme matérialiste

à propos de
Donna Haraway, Manifeste cyborg et autres essais


François Héran - Les raisons du sex-ratio

à propos de
Éric Brian et Marie Jaisson, Le Sexisme de la première heure :


Michael Hardt - La violence du capital

à propos de
Naomi Klein, The Shock Doctrine


Giorgio Agamben et Andrea Cortellessa - Le gouvernement de l'insécurité

Cécile Vidal - La nouvelle histoire atlantique: nouvelles perspectives sur les relations entre l’Europe, l’Afrique et les Amériques du xve au xixe siècle

à propos de
John H. Elliott, Empires of the Atlantic World
John H. Elliott, Imperios del mundo atlántico


Antonio Mendes - A bord des Négriers

à propos de
Marcus Rediker, The Slave Ship. A Human History


Nicolas Hatzfeld - 30 ans d'usine

à propos de
Marcel Durand, Grain de sable sous capot. Résistance et contre-culture ouvrière


Charlotte Nordmann - La philosophie à l'épreuve de la sociologie

à propos de
Louis Pinto, La vocation et le métier de philosophe


Enzo Traverso - Allemagne nazie et Espagne inquisitoriale. Le comparatisme historique de Christiane Stallaert

à propos de
Christiane Stallaert, Ni Una Gota De Sangre Impura


Stéphane Chaudier - Proust et l'antisémitisme

à propos de
Alessandro Piperno, Proust antijuif


Artistes invités dans ce numéro

Enzo Traverso - Interpréter le fascisme

à propos de
George L. Mosse, Zeev Sternhell, Emilio Gentile,


Guillermina Seri - Terreur, réconciliation et rédemption : politiques de la mémoire en Argentine

Daniel Bensaïd - Et si on arrêtait tout ? "L'illusion sociale" de John Holloway et de Richard Day

à propos de
John Holloway, Changer le monde sans prendre le pouvoir
Richard Day, Gramsci is dead


Chantal Mouffe - Antagonisme et hégémonie. La démocratie radicale contre le consensus néolibéral

Slavoj Zizek - La colère, le ressentiment et l’acte

à propos de
Peter Sloterdijk, Colère et Temps


Isabelle Garo - Entre démocratie sauvage et barbarie marchande

Catherine Deschamps - Réflexions sur la condition prostituée

à propos de
Lilian Mathieu, La Condition prostituée


Yves Citton - Pourquoi punir ? Utilitarisme, déterminisme et pénalité (Bentham ou Spinoza)

à propos de
Xavier Bébin, Pourquoi punir ?


Jérôme Vidal - Les formes obscures de la politique, retour sur les émeutes de novembre 2005

à propos de
Gérard Mauger, L’Émeute de novembre 2005 : une révolte protopolitique


Artistes invités dans ce numéro

Judith Butler - « Je suis l’une des leurs, voilà tout » : Hannah Arendt, les Juifs et les sans-état

à propos de
Hannah Arendt, The Jewish Writings


Christian Laval - Penser le néolibéralisme

à propos de
Wendy Brown, Les Habits neufs de la politique mondiale


Yves Citton - Projectiles pour une politique postradicale

à propos de
Bernard Aspe, L’Instant d’après. Projectiles pour une politique à l’état naissant
David Vercauteren, Micropolitiques des groupes. Pour une écologie des pratiques collectives


Philippe Pignarre - Au nom de la science

à propos de
Sonia Shah , Cobayes humains


Jérôme Vidal - Gérard Noiriel et la République des « intellectuels »

à propos de
Gérard Noiriel, Les Fils maudits de la République


Marc Escola - Les fables théoriques de Stanley Fish

à propos de
Stanley Fish, Quand lire c’est faire, L’autorité des communautés interprétatives


Artistes invités dans ce numéro

Philippe Minard - Face au détournement de l’histoire

à propos de
Jack Goody, The Theft of History


Vive la pensée vive !

Yves Citton - Éditer un roman qui n’existe pas

à propos de
Jean Potocki, Manuscrit trouvé à Saragosse


Frédéric Neyrat - à l’ombre des minorités séditieuses

à propos de
Arjun Appadurai, Géographie de la colère : La violence à l’âge de la globalisation


Frédéric Neyrat - Avatars du mobile explosif

à propos de
Mike Davis, Petite histoire de la voiture piégée


Thierry Labica et Fredric Jameson - Le grand récit de la postmodernité

à propos de
Fredric Jameson, Le Postmodernisme ou la logique culturelle du capitalisme tardif
Fredric Jameson, La Totalité comme complot


Alberto Toscano - L’anti-anti-totalitarisme

à propos de
Michael Scott Christofferson, French Intellectuals Against the Left


Jérôme Vidal - Silence, on vote : les «intellectuels» et le Parti socialiste

Artistes invités dans ce numéro