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Le laboratoire sud-américain

à propos de Marc Saint-Upéry, Le Rêve de Bolivar. Le défi des gauches sud-américaines

par Giuseppe Cocco

à propos de

Marc Saint-Upéry

Le Rêve de Bolivar. Le défi des gauches sud-américaines

Depuis le début du xxie siècle, une dynamique de transformation et d’innovation sans précédent emporte les nations de l’Amérique du Sud. Pour la première fois, ce sont les politiques sociales qui infléchissent les politiques économiques : la croissance est le fait de la distribution des revenus, et non l’inverse. C’est la « nouvelle » et bien réelle capacité des gouvernements à être affectés par le devenir-pauvre de l’Amérique du Sud qui explique ce phénomène, associée à l’élaboration d’un nouveau mode d’interdépendance.



En reconstituant à l’échelle continentale la nouvelle donne politique en Amérique du Sud, Marc Saint-Upéry a réalisé une véritable prouesse. C’est un travail remarquable, très détaillé et, tout à la fois, capable d’appréhender les grands enjeux de ce déplacement continental majeur et peut-être unique dans l’histoire de la région. Un sous-continent qui a toujours été marqué, d’un côté, par l’héritage colonial (le colonialisme du pouvoir comme diraient Quijano, Mignolo ou Dussel) et, de l’autre, par la doctrine Monroe qui le réduisait au statut de basse-cour des États-Unis.



Tout d’abord, comme le titre l’indique, le livre fait référence à un cycle politique et social qui actualise le projet de Bolivar de construire une unité latino-américaine, une indépendance qui passe par l’intégration continentale. En ce sens, l’auteur épouse les analyses politiques qui voyaient, par-delà la diversité des trajectoires des gouvernements de chaque pays, une convergence : les éléments d’une politique commune et une accélération vers une véritable intégration continentale, notamment en fonction de l’élargissement du Mercosur. Dans cette perspective, la rupture avec la dépendance ne vise plus la déconnexion nationaliste et souverainiste, mais le gouvernement de l’interdépendance. Ensuite, tout en refusant la thèse de l’existence d’une grande ligne qui séparerait les expériences politiquement modérées, chapeautées par le Brésil de Lula, de celles plus radicales, sous la houlette de Chavez, Saint-Upéry fait état d’une très grande diversité : ce n’est pas « la » gauche sud-américaine qui est au pouvoir, mais « les » gauches. Nous avons affaire à une multiplicité de forces et de dynamiques. Tout en nous donnant les éléments de réflexion sur les spécificités brésilienne et vénézuélienne, entre l’activisme verbal d’un Chavez et le gigantisme géographique, démographique et économique du Brésil de Lula, le livre nous met en garde devant les simplifications qui – à partir du clivage entre ces deux leaderships – alimentent le « mythe des deux gauches ». L’épisode raconté dès les premières lignes de l’introduction n’aurait pas pu être plus approprié : le défilé bolivarien de l’école de Samba Vila Isabel de Rio de Janeiro, lors du carnaval de 2006. Financée pas la compagnie pétrolière vénézuelienne (PDVSA), Vila Isabel gagne le premier prix et fait défiler dans le Sambodromo « le panthéon hétéroclite de la gauche continentale » : Bolivar, Che Guevara, Allende, Tiradentes, José Marti, Neruda et Vinicius de Moraes. Deux années plus tard, la même école de Samba défilera avec pour thème le monde du travail, avec l’appui de la Confédération Unique des Travailleurs (CUT).



Cette diversité des trajectoires politiques, aussi bien que l’hétérogénéité des référentiels idéologiques des différentes expériences, nous amène naturellement dans l’ouvrage à la prise de parole d’une multiplicité de sujets, et c’est là, justement, que nous retrouvons à la fois les plus belles page du livre et quelques clés de lecture du virage politique du nouveau siècle. L’épuisement du Consensus de Washington s’ouvre sur une autre crise, celle « du soubassement ethno-racial de l’exclusion sociale » latino-américaine. Saint-Upéry le souligne encore : «Partout en Amérique du Sud […] les secteurs populaires dominés ou marginalisés ont la peau foncée, les yeux bridés et les cheveux plus noirs ou plus crépus que les membres des élites et des couches supérieures des classes moyennes. »



Identités et différences des gauches sud-américaines



L’organisation du livre en cinq chapitres nous donne immédiatement une idée de ses principales préoccupations et de sa démarche. Les trois premiers chapitres sont dédiés aux trois grands pays de référence : le Brésil de Lula, le Venezuela de Chavez et enfin l’Argentine de Kirchner. Les deux derniers chapitres sont, eux, dédiés, à deux questions transversales et stratégiques : d’une part, les problématiques ethniques et raciales et, d’autre part, une réflexion sur les différents modèles d’insertion globale de l’Amérique du Sud, « entre l’Empire et le grand large ».



Si la présentation de chacune des trois grandes expériences des « gauches » sud-américaines aussi bien que le chapitre dédié aux modes d’insertion du continent dans la mondialisation ont été rédigés dans un style purement journalistique, les réflexions dédiées à la « couleur du pouvoir », dans le quatrième chapitre, s’approchent parfois d’un travail presque ethnographique. Pour chaque pays, nous rencontrons une reconstitution rigoureuse de la périodisation de référence ; des différentes forces – politiques, syndicales, sociales – qui se mobilisent ; des grands affrontements ; des positions des élites de pouvoir et notamment des médias. Ces pages proposent au lecteur, pour l’expérience de chacun des trois grands gouvernements, une reconstitution pointue des spécificités, des clivages internes, des difficultés et des nuances politiques qui les caractérisent. C’est une lecture très utile, qui permet une réelle prise de contact des enjeux qui marquent et traversent chaque pays. Nous y retrouvons à la fois une vision d’ensemble et les détails des défis spécifiques à chaque pays. Ce n’est pas seulement le lecteur français qui peut y trouver une meilleure connaissance du cycle politique extraordinairement innovant qui a lieu en Amérique du Sud, les lecteurs sud-américains aussi pourront en profiter pour mieux comprendre les spécificités des enjeux qui traversent et marquent les expériences de gouvernement des pays voisins. En même temps, nous sentons qu’il manque des approfondissements théoriques qui permettraient de mieux baliser le débat au sein de la gauche mondiale, et notamment de la gauche dite alter-mondialiste. De plus, l’énorme effort fourni afin de détailler les différentes faces des transformations en cours reste en partie prisonnier d’une certaine fragmentation, et cela dans la mesure où ce travail de fouille ne s’appuie pas sur une analyse matérielle de la mondialisation et de son « nouveau monde » du travail et, plus généralement, sur une analyse du capitalisme contemporain.



Ainsi, au contraire de ce qui se passe en Europe, théâtre d’une involution néo-conservatrice dont les mesures de criminalisation des immigrants sont emblématiques, l’épuisement du projet néolibéral s’ouvre en Amérique du Sud à des expériences politiques progressives et diverses. En même temps, ces expériences ne prennent pas place dans les perspectives néosouverainistes et antimondialistes qui ont marqué le mouvement du Forum Social Mondial et une bonne partie de sa littérature. En revanche, c’est la dynamique même de la mondialisation qui, d’une part, s’est traduite dans la condition de possibilité de l’actuelle phase de radicalisation démocratique en Amérique du Sud et, d’autre part, définit son horizon de possibilités. Il ne s’agit pas seulement de rappeler la source des devises qui permettent à Chavez d’articuler ses politiques sociales (les missions « bolivariennes » avec leurs médecins cubains) au « festin pétrolier ». Il ne s’agit non plus de s’arrêter sur le poids politique et économique des axes de coopérations Sud-Sud inaugurées par Lula avec les pays arabes, l’Inde et la Chine. Axes d’exportations qui, en sus de permettre la récupération des grands équilibres macro-économiques du pays lors de son premier mandat, lui permettent aujourd’hui de faire face aux turbulences de la crise des subprimes
nord-américaines. On s’attardera encore moins sur le rôle des exportations de matières premières agricoles dans la reprise initiale de l’économie argentine pendant le premier gouvernement Kirchner.



Ce qui est bien plus intéressant, en revanche, c’est que l’horizon du gouvernement de l’interdépendance rencontre dans la nouvelle dynamique économique des politiques sociales un point de force sans précédent dans la région. C’est la première fois que la croissance (et l’inflexion des politiques économiques) est le fait de la distribution du revenu et non pas le contraire. Ainsi, même si c’est de manière très modérée, la réduction des inégalités a eu lieu avant le redémarrage de la croissance. En fait, ces politiques sociales, parfois menées sur la base de la pression de mouvements sociaux de type nouveau (les « piqueteros » argentins) et beaucoup plus souvent sur le fait du flair social de présidents issus des milieux les plus marginalisés (ce qui est le cas de Chavez et de Lula), ont rencontré un succès social, politique et économique imprévu par les différentes approches de « gauche », dans toutes leurs variations et nuances théoriques ou idéologiques. Dans leur ensemble, ce sont des politiques sociales de transferts monétaires qui vont dans la direction d’un revenu universel. Au Brésil, 11 millions de familles, c’est-à-dire à peu près 50 millions de personnes, sont concernées par au moins un des programmes (Bolsa Familia).



Des Indiens dans la ville



C’est là que nous rencontrons, par-delà les différences et les misères de chaque expérience, l’élément radicalement innovant du virage. L’arrivée au pouvoir du migrant nordestino semi analphabète au Brésil, du zambo barbare et ignorant au Venezuela, de l’indien aymara bolivien et du montonero rescapé argentin n’est pas un fait simplement symbolique. C’est effectivement « l’univers mulâtre et métis » du monde postcolonial américain qui enfin, pour la première fois, prend la parole. Leurs gouvernements respectifs sont sûrement ambigus et ne répondent certainement pas à aucun modèle pensé par les différents courants de la gauche : ils sont traversés par le populisme pétrolier de Chavez, l’austérité monétaire de Lula, le néopéronisme de Kirchner. Mais tous affichent une nouvelle sensibilité « populaire » : une capacité sans précédent d’être affectés par la puissance des pauvres, de reconnaître la multiplicité culturelle de leurs conditions, de combattre la corrélation perverse qui lie intimement la discrimination ethno-raciale et la pauvreté. C’est là que se constitue le véritable déplacement paradigmatique : les nouveaux gouvernements sont affectés par le devenir-pauvre de l’Amérique du Sud, et c’est dans cette affection que nous retrouvons les éléments d’invention et d’innovation qui les caractérisent.



Les récits de Saint-Upéry sur le racisme ambigu au Brésil, sur l’indianisme andin à géométrie variable et les figures des « virtuoses de l’identité » nous plongent directement dans le contexte complexe des innovations politiques qui, tout en traversant l’ensemble des nouveaux gouvernements sud-américains, contribuent à les rendre difficilement interprétables selon les schèmes de la gauche traditionnelle et « républicaine ». Nous y retrouvons une reconstruction détaillée du débat brésilien sur les politiques d’affirmative action et une indication intéressante sur les expérimentations innovantes qui s’y jouent : « le pays de Lula et de Gilberto Gil est peut-être en train d’offrir au reste du monde sinon un modèle, du moins un point de référence pragmatique. Il suggère en tout cas qu’on n’est pas obligé de choisir, comme nous y invite trop souvent la caricature de débat qui sévit en France à propos du « multiculturalisme », entre, d’une part, des identités communautaires rigides et antagonistes et, de l’autre, l’uniformité aveugle d’un universalisme républicain intransigeant. » En revenant sur les dynamiques spécifiques aux pays andins (Bolivie, Équateur, Pérou), le livre nous parle du « jeu de poupées russes (de ces) appartenances multiples », d’un « mouvement indien qui navigue entre diverses options qui s’entrecroisent, se séparent et bifurquent : s’opposer au pouvoir de l’État, devenir lui-même pouvoir d’État, créer des espaces de pouvoir plus ou moins autonomes au sein de l’État». Séparations et bifurcations qui « expriment une ambivalence du rapport au pouvoir qui traverse systématiquement toutes les instances organisationnelles du mouvement indigène, du sommet à la base».



Cette partie du livre appelle deux remarques. Nous pouvons souligner, d’une part, le manque d’approfondissements concernant les dynamiques liées aux Indiens des basses terres amazoniennes, et donc aux enjeux stratégiques – pour l’Amazonie – de la politique du gouvernement Lula en matière de réserves indigènes. D’autre part, c’est justement dans les références à l’indianisme andin et aux rapports complexes et contradictoires qu’il entretient avec les phénomènes de l’urbanisation que nous retrouvons une perspective bien différente, par exemple, de celle de Mike Davis. Planet of Slums (Le Pire de mondes possibles) est également un livre écrit dans un style journalistique, qui nous propose un volume impressionnant d’informations sur les mégalopoles du monde entier et les phénomènes de misère et de marginalité liés à l’urbanisation sauvage et chaotique du Tiers-Monde. Or, de manière paradoxale par rapport à sa démarche militante, Mike Davis mobilise le seul point de vue technocratique (les experts d’urbanisme et de sociologie urbaine), ignore la composition technique et politique du travail des métropoles du Sud (bien qu’un deuxième tome, plus focalisé sur les questions politiques, Governing the Poor, nous soit promis prochainement), et finit par articuler un point de vue que certains pourraient même être tentés de qualifier de conservateur.



Les pentes indigènes et en même temps hybrides où précipite l’altiplano fonctionnent comme autant de « têtes de pont » de la favela d’El Alto, « la grande municipalité voisine et jumelle de La Paz, dont la presque totalité des 800 000 habitants se considère explicitement comme des Indiens urbains et entretient des liens très denses avec l’arrière-pays aymara très proche». Saint-Upéry saisit avec justesse la différence avec, par exemple, Lima, où la « majorité (des) migrantsserranospénètrent dans un environnementcosteño(de la côte, mais aussi implicitement métis) beaucoup plus hostile que celui que rencontrent les Quechuas équatoriens à Quito et les aymaras boliviens à La Paz ».



C’est des réalités de la favela d’El Alto (à La Paz), mais aussi de la périphérie du grand Buenos Aires, en Argentine et, bien sûr, dans toutes les grandes villes du Brésil, qu’il s’agit. « Toutes les grandes métropoles latino-américaines ont leur ceinturon de pauvreté, nous rappelle Saint-Upéry. Le lexique diffère selon les pays, favelas, barrios jóvenes, poblaciones, invasiones, suburbios, ranchos, villas miseria,mais ce sont presque partout les mêmes paysages urbains[…]. » C’est là que « la misère et le sous-emploi engendrent les monstres sociaux qui alimentent les fantasmes des classes moyennes ». C’est là que se produit et se reproduit un affrontement aussi violent qu’insensé, où le biopouvoir régule les populations de migrants urbanisés par la modulation des formes de la souveraineté archaïque avec les formes les plus avancées de contrôle. Le droit de faire mourir se mélange avec celui de faire vivre au fur et à mesure, et la police agit comme une armée tandis que les armées y opèrent comme des polices.



Mais, c’est justement dans la bataille de mégapoles que se détermine l’inflexion démocratique sud-américaine et se jouera son avenir. C’est à travers les dynamiques du métissage que les favelas nous apparaissent comme monstres hybrides, et constituent ainsi le vrai terrain de lutte. Ces luttes, nous les retrouvons dans la « guerre du gaz », c’est-à-dire dans une insurrection d’El Alto qui était à la fois indigène et urbaine aussi bien que dans le mouvement des piqueteros argentins, traversé et innervé par les migrants boliviens qui y ont appliqué leur expérience d’organisation territoriale et leur forme de lutte spécifique : le corte de ruta, le piquet de grève utilisé pour interrompre le trafic routier. Mais nous retrouvons aussi ces luttes dans l’insurrection de Caracas (le Caracazo) qui anticipaient déjà, en 1989, les mobilisations sociales contre le Consensus de Washington et inspiraient, en 1992, la première tentative de prise du pouvoir de la part d’un jeune officier
parachutiste «jusqu’à alors parfaitement inconnu : Hugo Rafael Chávez Frías ». C’est cette même multitude des favelas de Caracas qui permettra, dix ans plus tard, en 2002, à Chavez de survivre au coup d’État
orchestré par l’oligarchie et les médias. Nous retrouvons ces luttes, enfin, dans les mouvements culturels et pour la démocratisation de l’enseignement supérieur qui ont proliféré parmi les jeunes des grandes villes du Brésil et ont constitué des bases sociales nouvelles au gouvernement Lula, notamment en ce qui concerne la « Réforme Universitaire », la discrimination positive et la politique culturelle innovante du ministre Gilberto Gil.



Pour terminer, Le Rêve de Bolivar nous introduit à un véritable laboratoire. L’Amérique du Sud est aujourd’hui le théâtre dramatique de cette innovation, porteuse d’une politique de la multiplicité. Si dans les économies centrales on a longtemps parlé – de manière péjorative – de latino-américanisation de la société pour décrire les processus de fragmentation sociale et de ségrégation spatiale, en Amérique du Sud, on appréhende la crise de l’idée de futur (le progrès vers le modèle des pays industriels) de manière créative, et une véritable alternative Sud-Sud s’y constitue. La lecture de ce livre nous aide à plonger dans cette vague de fond, la première peut-être de cette envergure.







Giuseppe Cocco
Giuseppe Cocco, sociologue et économiste, militant politique de l' «Autonomie», est coordinateur du Laboratorio Territorio e Communicao de l'Université fédérale de Rio de Janeiro. Il est notamment l'auteur de GlobAL. Luttes et biopouvoir à l'heure de la mondialisation : le cas exemplaire de l'Amérique Latine (avec Antonio Negri, éditions Amsterdam, 2007).
Pour citer cet article : Giuseppe Cocco, « Le laboratoire sud-américain », in La Revue Internationale des Livres et des Idées, 06/05/2010, url: http://www.revuedeslivres.net/articles.php?idArt=269
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Rili, Numéro 7, sept-oct 2008

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Franco Moretti, Graphes, cartes et arbres. Modèles abstraits pour une autre histoire de la littérature


Xavier Vigna - Clio contre Carvalho. L'historiographie de 68

à propos de
Antoine Artous, Didier Epstajn et Patrick Silberstein (coord.), La France des années 68
Serge Audier, La Pensée anti-68
Philippe Artières et Michelle Zancarini-Fournel (dir.), 68, une histoire collective
Dominique Damamme, Boris Gobille, Frédérique Matonti et Bernard Pudal, Mai-juin 68


Peter Hallward - L'hypothèse communiste d'Alain Badiou

à propos de
Alain Badiou, De Quoi Sarkozy est-il le nom ? Circonstances, 4


François Cusset - Le champ postcolonial et l'épouvantail postmoderne

à propos de
Jean-Loup Amselle, L’Occident décroché. Enquête sur les postcolonialismes


Warren Montag - Sémites, ou la fiction de l’Autre

à propos de
Gil Anidjar, Semites : Race, Religion, Literature


Alain de Libera - Landerneau terre d'Islam

Frédéric Neyrat - Géo-critique du capitalisme

à propos de
David Harvey, Géographie de la domination


Les « temps nouveaux », le populisme autoritaire et l’avenir de la gauche. Détour par la Grande-Bretagne

à propos de
Stuart Hall, Le Populisme autoritaire. Puissance de la droite et impuissance de la gauche au temps du thatchérisme et du blairisme


Artistes invités dans ce numéro

Elsa Dorlin - Donna Haraway: manifeste postmoderne pour un féminisme matérialiste

à propos de
Donna Haraway, Manifeste cyborg et autres essais


François Héran - Les raisons du sex-ratio

à propos de
Éric Brian et Marie Jaisson, Le Sexisme de la première heure :


Michael Hardt - La violence du capital

à propos de
Naomi Klein, The Shock Doctrine


Giorgio Agamben et Andrea Cortellessa - Le gouvernement de l'insécurité

Cécile Vidal - La nouvelle histoire atlantique: nouvelles perspectives sur les relations entre l’Europe, l’Afrique et les Amériques du xve au xixe siècle

à propos de
John H. Elliott, Empires of the Atlantic World
John H. Elliott, Imperios del mundo atlántico


Antonio Mendes - A bord des Négriers

à propos de
Marcus Rediker, The Slave Ship. A Human History


Nicolas Hatzfeld - 30 ans d'usine

à propos de
Marcel Durand, Grain de sable sous capot. Résistance et contre-culture ouvrière


Charlotte Nordmann - La philosophie à l'épreuve de la sociologie

à propos de
Louis Pinto, La vocation et le métier de philosophe


Enzo Traverso - Allemagne nazie et Espagne inquisitoriale. Le comparatisme historique de Christiane Stallaert

à propos de
Christiane Stallaert, Ni Una Gota De Sangre Impura


Stéphane Chaudier - Proust et l'antisémitisme

à propos de
Alessandro Piperno, Proust antijuif


Artistes invités dans ce numéro

Enzo Traverso - Interpréter le fascisme

à propos de
George L. Mosse, Zeev Sternhell, Emilio Gentile,


Guillermina Seri - Terreur, réconciliation et rédemption : politiques de la mémoire en Argentine

Daniel Bensaïd - Et si on arrêtait tout ? "L'illusion sociale" de John Holloway et de Richard Day

à propos de
John Holloway, Changer le monde sans prendre le pouvoir
Richard Day, Gramsci is dead


Chantal Mouffe - Antagonisme et hégémonie. La démocratie radicale contre le consensus néolibéral

Slavoj Zizek - La colère, le ressentiment et l’acte

à propos de
Peter Sloterdijk, Colère et Temps


Isabelle Garo - Entre démocratie sauvage et barbarie marchande

Catherine Deschamps - Réflexions sur la condition prostituée

à propos de
Lilian Mathieu, La Condition prostituée


Yves Citton - Pourquoi punir ? Utilitarisme, déterminisme et pénalité (Bentham ou Spinoza)

à propos de
Xavier Bébin, Pourquoi punir ?


Jérôme Vidal - Les formes obscures de la politique, retour sur les émeutes de novembre 2005

à propos de
Gérard Mauger, L’Émeute de novembre 2005 : une révolte protopolitique


Artistes invités dans ce numéro

Judith Butler - « Je suis l’une des leurs, voilà tout » : Hannah Arendt, les Juifs et les sans-état

à propos de
Hannah Arendt, The Jewish Writings


Christian Laval - Penser le néolibéralisme

à propos de
Wendy Brown, Les Habits neufs de la politique mondiale


Yves Citton - Projectiles pour une politique postradicale

à propos de
Bernard Aspe, L’Instant d’après. Projectiles pour une politique à l’état naissant
David Vercauteren, Micropolitiques des groupes. Pour une écologie des pratiques collectives


Philippe Pignarre - Au nom de la science

à propos de
Sonia Shah , Cobayes humains


Jérôme Vidal - Gérard Noiriel et la République des « intellectuels »

à propos de
Gérard Noiriel, Les Fils maudits de la République


Marc Escola - Les fables théoriques de Stanley Fish

à propos de
Stanley Fish, Quand lire c’est faire, L’autorité des communautés interprétatives


Artistes invités dans ce numéro

Philippe Minard - Face au détournement de l’histoire

à propos de
Jack Goody, The Theft of History


Vive la pensée vive !

Yves Citton - Éditer un roman qui n’existe pas

à propos de
Jean Potocki, Manuscrit trouvé à Saragosse


Frédéric Neyrat - à l’ombre des minorités séditieuses

à propos de
Arjun Appadurai, Géographie de la colère : La violence à l’âge de la globalisation


Frédéric Neyrat - Avatars du mobile explosif

à propos de
Mike Davis, Petite histoire de la voiture piégée


Thierry Labica et Fredric Jameson - Le grand récit de la postmodernité

à propos de
Fredric Jameson, Le Postmodernisme ou la logique culturelle du capitalisme tardif
Fredric Jameson, La Totalité comme complot


Alberto Toscano - L’anti-anti-totalitarisme

à propos de
Michael Scott Christofferson, French Intellectuals Against the Left


Jérôme Vidal - Silence, on vote : les «intellectuels» et le Parti socialiste

Artistes invités dans ce numéro