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L’insubordination ouvrière, un incontournable des années 68

A propos de Xavier Vigna, L’insubordination ouvrière dans les années 68. Essai d’histoire politique des usines

par Nicolas Hatzfeld

à propos de

Xavier Vigna

L’Insubordination ouvrière dans les années 68. Essai d’histoire politique des usines

Xavier Vigna est l’auteur d’un tour de force qui n’est pas commun : « l’insubordination ouvrière », qui compose la formule clé de son titre, est désormais installée dans les débats sur 68.

La réussite n’est pas une simple trouvaille langagière, élégante et suggestive. Certes, elle renvoie à un bagage littéraire dont témoignent les patronages invoqués dans le livre, de Rabelais à Julien Gracq, de Stendhal au Cardinal de Retz, en plus de Georges Navel, de Simone Weil ou de Tommaso di Ciaula, davantage attendus sur le sujet. Et de fait, l’écriture est vive et nette. Mais elle n’aurait pas suffi à elle seule, pour faire connaître le livre. Publié à l’automne 2007, L’insubordination ouvrière s’inscrit en effet dans la copieuse livraison d’ouvrages parus à l’occasion du quarantième anniversaire de mai-juin 68. Plus de 170 titres prévus, une inondation livresque propre à engloutir plus d’un ouvrage. À côté des mémoires de soixant’huitards et d’autres, il offre un travail d’histoire. Hors du Quartier latin et de l’université, il se concentre sur les usines et le monde ouvrier. Contre les analyses routinisées qui juxtaposent la contestation étudiante, le mouvement social et la crise politique, il installe le politique au coeur du mai-juin 68 ouvrier. Autant dire que l’auteur a pris quelques risques avec le bon sens éditorial. Or l’ouvrage fait mieux que surnager, il déplace les repères.

La force de ce livre repose d’abord sur un énorme travail d’enquête dans les archives. Xavier Vigna a méticuleusement exploité les archives déposées par les ministères du travail et de l’intérieur ; il a visité les fonds spécialisés de l’histoire du travail et de l’histoire politique (CAMT de Roubaix, BDIC, CNAM), de la CGT et de la CFDT ; il a écumé les ressources de différents départements. Le résultat offre à voir des ouvrières et des ouvriers de grandes régions industrielles et de petits ateliers situés en zones rurales, syndiqués et non syndiqués, révolutionnaires ou modérés, etc. Lecteur curieux, il a étudié tant les témoignages que les analyses de sociologues, d’historiens et de politistes. Son propre travail d’archives lui permet, à maintes occasions, de mentionner discrètement telle ou telle source que ses prédécesseurs ont négligée sur un sujet qu’il revisite. Le résultat ne prétend pas être exhaustif, mais il faudra aux esprits chagrins bien du travail pour porter une contradiction convaincante et étayée.

Que ramène, au juste, Xavier Vigna de sa quête en archives ? Tout d’abord, il établit la richesse d’une expression ouvrière, qui constitue le socle du livre. Expression dite, parfois, et recueillie par des militants ou des cinéastes, des sociologues ou des fonctionnaires, des journalistes ou des policiers, mais le plus souvent écrite dans des tracts ou des lettres, et alors assumée par les intéressés, généralement engagés dans une perspective de lutte. L’expression ouvrière est, au demeurant, parfois un étonnement pour les intéressés eux-mêmes, tant l’habitude était prise de déléguer : « Nous avons constaté que la société a été réveillée par la violence mais aussi et surtout par la PAROLE », écrivent des militants cédétistes de Rhône Poulenc à Vitry dans leur bilan de la grève, saluant la merveilleuse école que furent les comités mis en place dans le cours de l’occupation et désireux de faire de leur usine le lieu de leur vie politique. La problématique politique est le second trait du livre. Elle point, avec une certaine ampleur, à travers le réemploi de formules et de notions associées à d’autres époques marquées par le bouleversement de la société. Ainsi l’idée de modérantismerenvoie au regard des Montagnards sur les Feuillants, lors de la Révolution française. Avec la jeunesse de la grève, ce sont les sources de la Question sociale à la fin du XIXe siècle qui s’invitent dans nos pensées. La Charte nous renvoie aux turbulences de la société anglaise des années 1840, lorsque le peuple travailleur cherchait les voies de son émancipation sociale et politique. Avec ces évocations, Xavier Vigna indique sa perspective : il s’agit de traiter avec l’ampleur voulue des questions ouvrières auxquelles le livre est consacré. Il s’agit, surtout, de leur restituer l’envergure politique trop souvent négligée par les analyses de mai-juin 68, et de l’époque qui entoure ce mouvement.

Dans sa première partie, ce livre examine la contestation ouvrière, lors des grèves de mai-juin puis au cours des années qui s’ensuivent, dans ce qui est qualifié de seconde jeunesse de la grève. La chronologie de mai-juin est restituée dans son étroite articulation avec le tempo national et politique des événements. Et, parallèlement, l’examen de caractères régionaux de la grève met en valeur la résonance particulière de 1936 dans le nord, le rôle central des ouvriers d’Ile-de-France, l’étonnante sensibilité d’usines dispersées de l’ouest, des Alpes ou du Massif central, ou encore le caractère local du mouvement dans de gros centres urbains de province. Généralement, le mouvement donne lieu à une contestation qui passe par les syndicats tout en les mettant en question. Sur de nombreux plans comme les acquis salariaux ou la présence syndicale dans les entreprises, les résultats de la grève s’avèrent plus nuancés et complexes que les représentations manichéennes des mémoires ne le laissent penser. Pourtant, les années qui suivent sont marquées par une dynamique de grève d’une vitalité exceptionnelle, à peu d’autres comparables. Les territoires varient considérablement : ce sont tantôt des conflits d’usine, tantôt des grèves d’entreprise ou encore des territoires en conflit. Ces conflits mettent en oeuvre ce que Vigna nomme un répertoire d’actions particulièrement varié : à l’arrêt de travail classique avec ou sans occupation, s’ajoutent ici des séquestrations et des violences contre des bureaux, parfois des sabotages. Autre forme propre à cette époque, la grève productive reproduit, avec moult variations, l’exemple de Lip dans divers secteurs. Ces grèves mettent en action des catégories peut-être plus discrètes auparavant, telles que les ouvriers sans qualification, les femmes ou les immigrés. Surtout, elles leur offrent l’occasion d’exprimer des thèmes revendicatifs ou contestataires peu formulés dans la tradition gréviste. Elles donnent lieu à des formes d’organisation qui, ignorant les syndicats moins souvent qu’on ne le suppose (peu de grèves sauvages à proprement parler), amendent leur fonctionnement par le biais de comités en tous genres, propres à faire vivre des formes de démocratie directe répondant à la volonté collective de démocratie directe, le temps du conflit.

De ces diversités entrecroisées de formes de lutte, de compositions démographiques, de réseaux de socialisation et de trajectoires conflictuelles, Xavier Vigna propose une lecture donnant aux conflits leur puissance structurante, qu’il nomme « situations d’usine ». Dans ces situations se prennent les multiples formes de ce qu’il qualifie de « crise de l’usine » au cours des années 1968, fondée sur ces ruptures du consentement ouvrier. Dans une seconde partie, il entreprend d’approfondir le contenu de cette insubordination, en dégageant des lignes de force partagées par delà la variété des situations, qui constituent les éléments d’une politique ouvrière propre à ces années 68. Pour ce faire, il propose la notion de « questions d’usine », « transverses et englobantes qui cristallisent le mécontentement ouvrier », qui « rendent raison d’une certaine forme de conflictualité permanente » sans se réduire aux revendications formulées par les organisations syndicales. Il entreprend de pousser l’idée d’une capacité politique ouvrière, en énonçant les éléments de cette politique ouvrière, qui bien que fragmentaires et instables car « jailli[s]à l’occasion d’un conflit», reposent sur des principes et des attitudes qui s’inscrivent dans la longue durée. Contrairement au regard rétrospectif sur ces années, imprégné du caractère massif du chômage depuis les années 1980, la question de l’emploi, et de son absence, marque nombre de conflits dès les années 1960 : chômage conjoncturel lors de refroidissements de l’activité et plus encore destruction, déjà, de pans entiers de l’industrie : mines, sidérurgie, textile. Avec le milieu des années 1970, ces inquiétudes deviennent désarroi lorsque les fermetures s’étendent à de nombreux secteurs jusque-là dynamiques. La pénibilité et la dangerosité du travail forme un autre axe, qui ne se réduit pas aux simples cadences et se combine à des systèmes de rémunération propres à surmonter les préservations de soi et les solidarités. La forme instituée des divisions en qualifications et classifications fait également l’objet d’une remise en cause qui s’en prend frontalement à la hiérarchisation de la classe ouvrière contractualisée au fil de décennies de négociations professionnelle. Et qui fait fi de savoirs ouvriers sans cesse relégués dans le déni appliqué aux activités de manoeuvres et d’ouvriers spécialisés. Appliqué d’autant plus tranquillement, relève Xavier Vigna, que ces OS étaient immigrés ou féminins, le « problème des OS » ne se posant explicitement que lorsqu’il concerne des hommes français.

Au-delà de ces registres de contestations, son livre propose des fondamentaux à la politique ouvrière des années 68. C’est d’abord, tout bonnement, la partition de la société en un « eux » et un « nous » irréductibles, l’« eux » comprenant les patrons et leurs serviteurs : les chefs, les jeunes, les flics ; parfois, selon les circonstances et les rencontres, les étudiants sont placés dans ce camp d’en face, leur ralliement à la cause ouvrière étant alors interprété de diverses manières. Le « nous » renvoie à une configuration qui, précisément, se voit mise en cause dans ces années. Les syndicats, jusque-là naturellement partie intégrante de la classe ouvrière, deviennent l’objet de questions et de nuances. C’est aussi le cas de la gauche politique, réduite au seul parti communiste pour une partie des ouvriers. Second système de fondamentaux, que Vigna propose de désigner comme constituants d’une Charte ouvrière : le principe d’un bon travail, attentif à la qualité et suivant un rythme « naturel » ou « prenant son temps ». Ces notations renvoient à des leviers de reprise de soi au travail, ou susceptibles au contraire de stigmatiser le caractère inacceptable de la contrainte organisée lorsque les ouvriers ne peuvent la surmonter. Sont aussi proposés dans cette Charte les thèmes de l’égalité – dans le travail et le salaire – et de l’autonomie, vis-à-vis du politique notamment.

Arrivés à ce stade de la lecture, une remarque s’impose. Au fil de sa progression, Xavier Vigna parle de situation d’usine, de question d’usine, de charte ouvrière. Mais il se défend de jouer à l’apprenti sorcier édifiant, a posteriori, une histoire alternative telle qu’elle aurait pu se jouer alors, si… Il ne veut pas rejouer 68. Il propose de jouer son propre rôle d’historien poussant le plus loin possible, mais pas plus, les fondements de ces productions politiques autonomes surgies dans ces années 68, à l’occasion des occasions exceptionnelles procurées par la conflictualité singulière de l’époque. Il répond à « l’exigence d’un travail d’énonciation » dont il emprunte la formulation à Pierre Bourdieu. Un travail qui permet de rendre compte à la fois de la centralité ouvrière qu’exprime l’effervescence contestataire de ces années et que l’on a aujourd’hui tendance à oublier ; et du contenu de cette insubordination, telle qu’il est alors recomposé. Un travail essentiel pour poser la partie suivante, l’analyse des forces prétendant représenter ce groupe ouvrier – les syndicats, la mouvance révolutionnaire – ou le contrecarrer : le gouvernement et le patronat. C’est en rapportant sans cesse, en effet, la stratégie et les modes d’action des uns et des autres à la relative consistance de cette politique ouvrière que Xavier Vigna donne à lire les vicissitudes de ces forces organisées : il en propose une étude par le bas. Le déclin de la CGT se concentre ainsi en quelques lignes de force. Il tient à la perspective étatiste donnée aux luttes, tracée dès avant 1968 et sans cesse reconfirmée au cours des années suivantes. Il tient aussi au modérantisme affiché, tout au moins durant la phase montante de la conflictualité. Il tient enfin à l’ancrage dans le groupe des ouvriers professionnels, au détriment des non-qualifiés dont la voix et l’action se font de plus en plus explicites. Ainsi la CGT, joliment dénommée fille ainée du PCF, se trouve en porte-à-faux vis à vis des aspirations grévistes jusqu’à ce qu’arrivent les temps du repli. Après avoir comme beaucoup d’autres forces, trébuché lors de la guerre d’Algérie, la CGT manque un second rendez-vous avec la vitalité ouvrière. Le jeu de la CFDT est plus complexe : il se compose d’une période qualifiée de « mouvementiste », en phase avec 68 comme avec la période contestataire qui s’ensuit et qui engrange les fruits de sa position centrale et ouverte d’alors. Xavier Vigna souligne toutefois la précocité du revirement désigné comme « recentrage » vers l’institutionnalisation de l’action syndicale et des perspectives politique : Lip est un des théâtres de ce conflit d’orientations. La mouvance révolutionnaire est ici restituée dans un rôle rarement évoqué. Médiocre force de proposition stratégique, elle souligne, conforte et aide à se répandre maints aspects des dynamiques contestataires. Maoïste flamboyants et pressés, trotskistes feutrés et attentistes, pour schématiser la présentation de Vigna, les uns et les autres constituent des passeurs à la pertinence réelle et limitée. Du jeu des forces adverses, on retiendra le rappel que fait Xavier Vigna du couple répressif–réformateur des politiques patronales et gouvernementales dont on a tendance à sous-estimer le premier aspect, oublieux de la paranoïa qu’incarnait alors Raymond Marcellin, premier flic de France.

Au final, le livre de Xavier Vigna établit ce moment historique où s’est déployée cette insubordination dont de nombreux documents qu’il cite se font l’expression. Ce temps s’essouffle-t-il au bout de quelques années ? Il est en tout cas en butte, irrémédiablement, à l’obstacle que constituent les vagues de licenciements et les fermetures d’usine. Contre celles-ci, les dynamiques contestataires se trouvent au fond dépourvues, ayant épuisé toutes ressources d’invention dans les modalités de lutte. En accordant à ces défaites en série du milieu des années 1970 toute l’attention qu’elles méritent, le livre souligne combien c’est après s’être battus de toutes les façons envisageables que les ouvriers mettront les pouces et confieront ce qu’il leur reste aux partis de la Gauche. Pour autant, la période qui précède, les années 68, ne sont en rien une simple parenthèse. Xavier Vigna dessine ou suggère derrière ce temps d’insubordination une recomposition forte du monde ouvrier. La classe telle qu’elle était convenue se trouvait structurée par le groupe des hommes, professionnels à la qualification reconnue et dotés dès leur entrée en usine, il faut se le rappeler, d’une perspective de véritable carrière. La hiérarchie des qualités, des salaires et des emplois faisait partie de cette classe. La pénibilité et le risque au travail également, vus sous un angle masculin. Les ouvriers sans qualités se trouvaient alors en position périphérique, tandis que la répétitivité et la fragmentation des tâches n’était pas toujours au premier plan des préoccupations. De cette structuration, les forces syndicales se faisaient le reflet. Face à cet avant, le temps dont rend compte L’Insubordination ouvrière correspond à une remise en cause des thèmes mobilisateurs, des acteurs qui les portent des formes d’action qui leur donnent force. S’affirme au-devant de la scène une esthétique et une politique ouvrière qui aspirent à l’alternative sur fond, par exemple, d’égalitarisme, de critique des qualifications et des cadences ou de clivage entre les camps des eux et des nous. Une esthétique et une politique exigeantes en démocratie directe et en transparence, irrespectueuses dans sa conflictualité, laissant les femmes ou les immigrés s’ancrer dans les usines. Si cette dynamique de recomposition n’aboutit pas, elle porte néanmoins des coups nets à l’agencement antérieur du monde ouvrier, et pousse en avant certains traits durables. Face aux sempiternelles rengaines sur la disparition de la classe ouvrière imputée à la crise, l’analyse proposée par Xavier Vigna, en termes de recomposition, rompt tant avec les schémas déterministes qui remplacent trop souvent l’analyse.


A lire également dans ce même numéro, à propos de L’Insubordination ouvrière dans les années 68. Essai d’histoire politique des usines de Xavier Vigna, « La contestation de l’ordre usinier ou les voies de la politique ouvrière », par Stephen Bouquin.


Nicolas Hatzfeld
Nicolas Hatzfeld est maître de conférences en Histoire contemporaine à l'université d'évry. Il a soutenu en 2000 à l'EHESS sa thèse d'histoire, Organiser, produire, éprouver. Histoire et présent de l'usine de carrosserie de Peugeot à Sochaux, 1948-1996. Il est membre des comités de rédaction des revues Le Mouvement social et Sociétés contemporaines. Il est notamment l'auteur des Gens d'usine. 50 ans d'histoire à Peugeot-Sochaux.
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Mai 68 : le débat continue
Pour citer cet article : Nicolas Hatzfeld, « L’insubordination ouvrière, un incontournable des années 68 », in La Revue Internationale des Livres et des Idées, 16/07/2008, url: http://www.revuedeslivres.net/articles.php?idArt=251
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Rili, Numéro 6, juillet-aout 2008

Numéro 6

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Christophe Montaucieux - Les filles voilées peuvent-elles parler ?

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Ismahane Chouder, Malika Latrèche et Pierre Tevanian, Les Filles voilées parlent


Yves Citton et Philip Watts - gillesdeleuzerolandbarthes.

à propos de
Les cours de Gilles Deleuze en ligne
François Dosse, Gillesdeleuzefélixguattari. Biographie croisée
Roland Barthes, Le Discours amoureux. Séminaire de l’École pratique des hautes études


Journal d’Orville Wright, 1902 / 1903

Yves Citton - Il faut défendre la société littéraire

à propos de
Jacques Bouveresse, La Connaissance de l’écrivain. Sur la littérature, la vérité et la vie
Tzvetan Todorov, La Littérature en péril
Pierre Piret (éd.), La Littérature à l’ère de la reproductibilité technique. Réponses littéraires aux nouveaux dispositifs représentatifs créés par les médias modernes
Emmanuel Le Roy Ladurie, Jacques Berchtold & Jean-Paul Sermain, L’Événement climatique et ses représentations (xviie – xixe siècles)


Marc Escola - Voir de loin. Extension du domaine de l'histoire littéraire

à propos de
Franco Moretti, Graphes, cartes et arbres. Modèles abstraits pour une autre histoire de la littérature


Xavier Vigna - Clio contre Carvalho. L'historiographie de 68

à propos de
Antoine Artous, Didier Epstajn et Patrick Silberstein (coord.), La France des années 68
Serge Audier, La Pensée anti-68
Philippe Artières et Michelle Zancarini-Fournel (dir.), 68, une histoire collective
Dominique Damamme, Boris Gobille, Frédérique Matonti et Bernard Pudal, Mai-juin 68


Peter Hallward - L'hypothèse communiste d'Alain Badiou

à propos de
Alain Badiou, De Quoi Sarkozy est-il le nom ? Circonstances, 4


François Cusset - Le champ postcolonial et l'épouvantail postmoderne

à propos de
Jean-Loup Amselle, L’Occident décroché. Enquête sur les postcolonialismes


Warren Montag - Sémites, ou la fiction de l’Autre

à propos de
Gil Anidjar, Semites : Race, Religion, Literature


Alain de Libera - Landerneau terre d'Islam

Frédéric Neyrat - Géo-critique du capitalisme

à propos de
David Harvey, Géographie de la domination


Les « temps nouveaux », le populisme autoritaire et l’avenir de la gauche. Détour par la Grande-Bretagne

à propos de
Stuart Hall, Le Populisme autoritaire. Puissance de la droite et impuissance de la gauche au temps du thatchérisme et du blairisme


Artistes invités dans ce numéro

Elsa Dorlin - Donna Haraway: manifeste postmoderne pour un féminisme matérialiste

à propos de
Donna Haraway, Manifeste cyborg et autres essais


François Héran - Les raisons du sex-ratio

à propos de
Éric Brian et Marie Jaisson, Le Sexisme de la première heure :


Michael Hardt - La violence du capital

à propos de
Naomi Klein, The Shock Doctrine


Giorgio Agamben et Andrea Cortellessa - Le gouvernement de l'insécurité

Cécile Vidal - La nouvelle histoire atlantique: nouvelles perspectives sur les relations entre l’Europe, l’Afrique et les Amériques du xve au xixe siècle

à propos de
John H. Elliott, Empires of the Atlantic World
John H. Elliott, Imperios del mundo atlántico


Antonio Mendes - A bord des Négriers

à propos de
Marcus Rediker, The Slave Ship. A Human History


Nicolas Hatzfeld - 30 ans d'usine

à propos de
Marcel Durand, Grain de sable sous capot. Résistance et contre-culture ouvrière


Charlotte Nordmann - La philosophie à l'épreuve de la sociologie

à propos de
Louis Pinto, La vocation et le métier de philosophe


Enzo Traverso - Allemagne nazie et Espagne inquisitoriale. Le comparatisme historique de Christiane Stallaert

à propos de
Christiane Stallaert, Ni Una Gota De Sangre Impura


Stéphane Chaudier - Proust et l'antisémitisme

à propos de
Alessandro Piperno, Proust antijuif


Artistes invités dans ce numéro

Enzo Traverso - Interpréter le fascisme

à propos de
George L. Mosse, Zeev Sternhell, Emilio Gentile,


Guillermina Seri - Terreur, réconciliation et rédemption : politiques de la mémoire en Argentine

Daniel Bensaïd - Et si on arrêtait tout ? "L'illusion sociale" de John Holloway et de Richard Day

à propos de
John Holloway, Changer le monde sans prendre le pouvoir
Richard Day, Gramsci is dead


Chantal Mouffe - Antagonisme et hégémonie. La démocratie radicale contre le consensus néolibéral

Slavoj Zizek - La colère, le ressentiment et l’acte

à propos de
Peter Sloterdijk, Colère et Temps


Isabelle Garo - Entre démocratie sauvage et barbarie marchande

Catherine Deschamps - Réflexions sur la condition prostituée

à propos de
Lilian Mathieu, La Condition prostituée


Yves Citton - Pourquoi punir ? Utilitarisme, déterminisme et pénalité (Bentham ou Spinoza)

à propos de
Xavier Bébin, Pourquoi punir ?


Jérôme Vidal - Les formes obscures de la politique, retour sur les émeutes de novembre 2005

à propos de
Gérard Mauger, L’Émeute de novembre 2005 : une révolte protopolitique


Artistes invités dans ce numéro

Judith Butler - « Je suis l’une des leurs, voilà tout » : Hannah Arendt, les Juifs et les sans-état

à propos de
Hannah Arendt, The Jewish Writings


Christian Laval - Penser le néolibéralisme

à propos de
Wendy Brown, Les Habits neufs de la politique mondiale


Yves Citton - Projectiles pour une politique postradicale

à propos de
Bernard Aspe, L’Instant d’après. Projectiles pour une politique à l’état naissant
David Vercauteren, Micropolitiques des groupes. Pour une écologie des pratiques collectives


Philippe Pignarre - Au nom de la science

à propos de
Sonia Shah , Cobayes humains


Jérôme Vidal - Gérard Noiriel et la République des « intellectuels »

à propos de
Gérard Noiriel, Les Fils maudits de la République


Marc Escola - Les fables théoriques de Stanley Fish

à propos de
Stanley Fish, Quand lire c’est faire, L’autorité des communautés interprétatives


Artistes invités dans ce numéro

Philippe Minard - Face au détournement de l’histoire

à propos de
Jack Goody, The Theft of History


Vive la pensée vive !

Yves Citton - Éditer un roman qui n’existe pas

à propos de
Jean Potocki, Manuscrit trouvé à Saragosse


Frédéric Neyrat - à l’ombre des minorités séditieuses

à propos de
Arjun Appadurai, Géographie de la colère : La violence à l’âge de la globalisation


Frédéric Neyrat - Avatars du mobile explosif

à propos de
Mike Davis, Petite histoire de la voiture piégée


Thierry Labica et Fredric Jameson - Le grand récit de la postmodernité

à propos de
Fredric Jameson, Le Postmodernisme ou la logique culturelle du capitalisme tardif
Fredric Jameson, La Totalité comme complot


Alberto Toscano - L’anti-anti-totalitarisme

à propos de
Michael Scott Christofferson, French Intellectuals Against the Left


Jérôme Vidal - Silence, on vote : les «intellectuels» et le Parti socialiste

Artistes invités dans ce numéro