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Géo-critique du capitalisme

à propos de David Harvey, Géographie de la domination

par Frédéric Neyrat

à propos de

David Harvey

Géographie de la domination

« Détruire l’espace grâce au temps » : tel est l’impératif géographique du capitalisme, formulé par Marx au milieu du xixe siècle, dans les fameux Grundrisse. Mais savons-nous vraiment ce qui a été détruit ? À lire les travaux qui se préoccupent de décrire et de comprendre le fonctionnement du capitalisme, on pourrait en conclure que ce qui a été gravement endommagé est notre capacité à penser l’espace, ce point aveugle de nos théories. La géo-critique de David Harvey peut nous permettre de comprendre l’origine de cette cécité.



David Harvey, qui enseigne l’anthropologie à l’université de New York, est sans doute le représentant majeur d’une nouvelle approche de la géographie, une géographie radicale qui envisage le capitalisme comme notre Grand Configurateur : pour assurer sa fonction de parasite ou de vampire, le capitalisme a d’abord besoin de s’aménager un espace, afin de promouvoir son activité prédatrice. C’est ce que David Harvey a montré dans de nombreux essais, comme The Condition of Postmodernity (Blackwell, 1989), Paris, Capital of Modernity (Routledge, 2003), ou Géographie de la domination, composés d’extraits de Spaces of Capital (Routledge, 2001). Dans cet ouvrage, qui constitue la première présentation en langue française de ses idées, David Harvey analyse l’objectif instable, foncièrement contradictoire, du capitalisme : détruire l’espace sur fond de production spatiale (chap.2) ; rendre commensurables les marchandises culturelles sur fond de leur incomparable spécificité (chap.1) – reste à savoir s’il s’agit bien, en définitive, de contradictions.




Le privilège accordé par Marx, Weber et Durkheim au temps et à l’histoire sur l’espace et la géographie tient sans doute à l’époque à laquelle leurs travaux ont été élaborés. Car l’espace est d’abord apparu sous la forme d’un obstacle à la création du grand marché mondial : l’abolition de l’espace par le temps veut dire « réduire au minimum le temps que coûte le mouvement d’un lieu à un autre » (Karl Marx, « Grundrisse », 3. Chapitre du Capital, 10/18-UGE, Paris, 1973, p. 59). En ce sens, nous dit David Harvey, Marx n’a pas eu tort de faire passer le temps avant l’espace (p. 86), car c’est bien ce qui s’est passé : l’espace s’est fait doubler par le temps, et le phénomène primaire de cette transformation, c’est l’accélération des échanges, l’emballement de la machine à exporter et importer des marchandises.



Marx n’a pas eu tort, mais il ne le savait pas – s’il l’avait su, il se serait aperçu en bon dialecticien que la vérité de sa théorie lui cachait la théorie de sa vérité. Car pour détruire l’espace, le capitalisme a besoin de produire un espace. C’est à partir de ce point précis que se mesure l’apport crucial de David Harvey : « l’organisation spatiale est nécessaire au dépassement de l’espace ». Une « géographie historique du capitalisme », articulée à un « matérialisme historico-géographique » (p. 85-86) attentif à cette dialectique des contradictions que nous venons d’illustrer avec le cas de Marx, doit rendre compte de cette organisation de l’espace. Ici, comme dans The Condition of Postmodernity, Harvey renverse la formule de Schumpeter relative à la « destruction créatrice » : c’est la production de l’espace qui rend possible son abolition. D’une certaine façon, Harvey prend au mot La Société du spectacle, où Debord, qui ne fût jamais aveugle à l’espace, écrit que le capitalisme « peut et doit maintenant refaire la totalité de l’espace comme son propre décor » (ch. VII, §169).



D’un point de vue phénoménal, cette approche en termes de contradictions dans l’espace est incontestable. Parvient-elle cependant à rendre compte de la configuration spatiale réelle du capitalisme ? Et ne masque-t-elle pas une autre contradiction, une autre cécité, beaucoup plus redoutable – comme si la contradiction dans l’espace n’était, pour le capitalisme, qu’un effet de surface?



L’espace du capitalisme



Pour accélérer le temps, c’est-à-dire les échanges, il faut disposer d’une infrastructure nécessaire à cette accélération, des moyens de transport, des voies ferroviaires, des technologies adéquates. Ces technologies doivent être implantées – même l’Internet exige cette matérialisation. Et cette implantation est toujours enveloppée dans un bassin de vie économique et sociale, dans une ville, un réseau de ville, une région. La « continuité des flux » exige des « configurations spatiales fixes », écrit Harvey. Voilà, nous dit-il, une « contradiction» fondamentale. La géo-critique de David Harvey a pour ambition de suivre à la trace les métamorphoses de cette contradiction, en montrant comment, chaque fois, les capitalistes tentent de la résoudre et comment le phénix de la contradiction renaît systématiquement de son socle de béton. En effet, si le capitalisme a besoin, pour réaliser le marché et les flux, de s’implanter dans un espace, la « cohérence structurée» qui s’y greffe – et qui structure la production et la consommation, l’offre de marchandises et la demande de travail, les formes de lutte de classe, la culture, etc. – ne peut tenir bien longtemps : la production du capitalisme tend à la suraccumulation, à la recherche de nouveaux marchés, de débouchés dans de nouveaux territoires, à la transgression des frontières et en ce sens à la destruction de toute stabilité régionale, de toute cohérence (p. 89-90).



La vraie question devient dès lors : comment une « quelconque cohérence régionale [peut] continuer d’exister » ? Réponse : par la production d’un« spatial fix», que Nicolas Vieillescazes, à qui l’on doit la traduction de cet ouvrage, nous permet de comprendre comme un bricolage, une « solution de fortune » [p. 18], un « truc » qui en définitive ne résout rien mais arrange, pour un temps, le développement du capitalisme – avant que les tensions et les contradictions ne refassent surface.



Voilà qui nous amène à notre première interrogation : si, comme le dit parfaitement David Harvey, il faut être attentif aux objets et à la géographie, quelle sorte d’espace produit le capital ? Quand Harvey écrit que « la capacité à s’affranchir de l’espace dépend de la production de l’espace » (p. 94), et qu’il identifie là une contradiction ou un « paradoxe», ce dernier ne tient-il pas à une certaine interprétation univoque du concept même d’espace ? D’un côté, il y aurait les « infrastructures sociales et physiques fixes, sûres et dans une large mesure immobiles » ; de l’autre, les flux. Et les flux finiront par emporter l’immobile et le stable, en l’exportant ou en le détruisant, par la guerre s’il le faut.



Cette dualité n’est peut-être pas tenable jusqu’au bout de l’analyse ; c’est tout du moins l’hypothèse que nous souhaiterions formuler. Car le mode de production d’un espace voué à la disparition forme cet espace comme quelque chose de déjà détruit, déjà consommé, déjà fluidifié.



En ce sens, David Harvey n’a certes pas tort de dire que le capitalisme produit de l’espace – sauf qu’il s’agit d’un espace jetable, de « junkspace» pour reprendre l’expression de l’architecte Rem Koolhaas relative à la conception urbaine contemporaine. Ce qui peut s’énoncer ainsi : le capitalisme produit de l’espace sans produire de lieux, ou encore : le capitalisme produit des non-lieux en produisant de l’espace programmé pour la production. En effet, un lieu peut être défini comme une assomption symbolique de l’espace; il s’inscrit dans une dimension langagière (et pas seulement signalétique), historique (et pas seulement utilitaire), publique (et pas seulement publicitaire). Si l’espace est métrique, le lieu se définit par une qualité non-métrique – comme le dit le géographe Jacques Lévy, un lieu est un « espace défini par la non-pertinence de la distance en son sein ».



À ce titre, il ne nous semble pas qu’il y ait pour le capitalisme une véritable contradiction : il y aurait contradiction si l’architecture n’avait pas été détrônée par l’urbanisme et ses modules reproductibles,si l’espace produit par le capitalisme avait une vocation à la durée. Mais tel n’est pas le cas. Le capital, tout simplement, se donne pour objectif de se fixer un temps dans un espace qui ne compte déjà pour rien – et tout est déjà prêt pour son prochain décollage. Pour le dire de façon plus nette encore : l’espace du capitalisme n’a pas eu lieu. Ce que ne démentiraient pas les analyses de Mike Davis consacrées à Dubaï, cette « rencontre d’Albert Speer et de Walt Disney sur les rivages de l’Arabie » (Le Stade Dubaï du capitalisme, Paris, Les Prairies ordinaires, 2007).



Grands écarts et petites différences



Nous formulerons le même type d’interrogations pour ce qui est de l’analyse des contradictions liées à la marchandisation de la culture, qui constitue le premier chapitre de Géographie de la domination. La double contrainte qui touche l’espace de la culture s’exprime ainsi : on ne peut tirer profit que d’un objet culturel commercialisable, c’est-à-dire transformé en marchandise, devenu comparable à d’autres marchandises, mais la valeur de l’objet culturel est pourtant issue de son incomparabilité, de son unicité. Si l’objet est reproduit, il perdra son unicité, donc sa valeur d’échange en sera amoindrie. C’est là le problème de la « rente de monopole » en général : il y a rente de monopole « lorsque des acteurs sociaux se trouvent en mesure d’augmenter leurs revenus sur une longue période parce qu’ils disposent d’un contrôle exclusif sur un article directement ou indirectement exploitable, et qui doit, à certains égards, être unique et non reproductible » (p. 24-25). On voit le problème – par exemple, « plus l’Europe sedisneyfie, et plus elle perd ce qu’elle possède d’unique et de spécial » (p. 28). C’est le danger de la mondialisation, de la création du grand marché mondial, où tout peut s’échanger à toute vitesse, sans que le coût du déplacement n’ait à être pris en considération (ce qui risque de changer avec les pénuries de matières premières qui s’annoncent).



Pour éviter cette tendance de l’échange généralisé à l’homogénéisation, le capitalisme doit créer de force de la différence, de la séparation (entre ceux qui possèdent et ceux qui sont dépossédés), afin de maintenir une rente : d’où les brevets et les DPI (p. 32-33). La thèse principale de David Harvey s’énonce ainsi : « l’essor des transports et des communications, la réduction de toutes les barrières commerciales ayant entraîné un déclin général des autres pouvoirs de monopole, la lutte pour le capital symbolique collectif a gagné en importance comme base des rentes de monopole » (p. 45). Impossible dès lors de réduire l’investissement dans l’immobilier au seul motif de l’activité touristique : cette activité n’est elle-même qu’un effet du changement structurel du capitalisme, qui ne doit sa survie qu’à investir ce qui peut encore résister à cette dégradation par l’échange qu’il a lui-même promu. Voilà pourquoi, nous dit David Harvey, les grandes institutions financières ont investi, par exemple, dans le musée Guggenheim de Bilbao dessiné par l’architecte Gehry.



Reste à savoir, ici encore, s’il s’agit au final d’une contradiction. Notons d’abord que Harvey répond d’avance à ceux qui lui reprocheraient « l’apparent réductionnisme de [sa] thèse » : il s’agit simplement pour lui d’affirmer, ce qui nous semble incontestable, que le capital doit « soutenir une forme de différentiation et permettre des développements culturels divergents », contrairement à toute approche réellement réductionniste, unilatérale, qui ne verrait que l’homogénéisation – de même qu’une approche unilatérale ne verrait que la destruction de l’espace par le temps. Ce point est indéniable. Pourtant, insistons : quelles différences promeut le capitalisme ? Il faut ici être très clair : selon nous, la contradiction cesse dès que l’on constate à quel point le capitalisme ne promeut que les petites différences, et non les grands écarts: l’« esthétique de la particularité culturelle » (p. 54) que l’on accordera à tel paysage, ville, monument, vin ou atmosphère n’est en rien contradictoire avec l’universalité plate du capitalisme. C’est en effet qu’il ne faut pas confondre la spécificité et la variation infinie; c’est cette dernière qui est produite par le capitalisme (comme le montre parfaitement l’oeuvre de Wim Delvoye, On the Origin of Species, où le produit La Vache qui Rit ne change pour chaque culture que de façon marginale). La variation infinie transforme la spécificité en stéréotype, que l’on peut enchaîner sur n’importe quel autre stéréotype. Mais un stéréotype n’est que la contre-façon de la spécificité. C’est, par exemple, le monument que l’on re-fait comme il est supposé avoir été construit au temps de sa création. C’est l’authenticité simulée, de second degré.



Ce n’est pas la même chose de dire, comme David Harvey, qu’il y a contradiction et de dire, pour reprendre le commentaire de Nicolas Vieillescazes, que « l’unique et le comparable deviennent les deux facettes d’une même médaille » (p. 19), d’autant plus quand cette médaille porte le signe de l’euro ou du dollar. David Harvey a fortement raison de nous inciter à regarder l’espace concret et les objets tels qu’ils sont produits, et il est en effet essentiel de « construire une théorie du concret et du particulier dans le cadre des déterminations universelles et abstraites de la théorie marxienne de l’accumulation capitaliste » (p. 85), et nous pensons nous aussi que la question du fini est la grande question ontologique et politique de notre temps. Reste à ne pas se faire prendre par l’évidence du concret.



L’inconscient topologique du capitalisme



Toute la difficulté consiste en effet à savoir comment articuler la production de l’espace et l’activité prédatrice du capitalisme. « L’idée de « culture » est inextricablement liée aux tentatives de réaffirmer[les] pouvoirs de monopole précisément parce que la prétention à l’unicité et à l’authenticité trouve sa meilleure expression dans la prétention de la culture à représenter le domaine du singulier » écrit David Harvey (p. 33-34). Cette culture spatialisée, designée, emballée, repose sur l’activité prédatrice du capitalisme qui la précède, par exemple l’imposition de brevets sur des plantes cultivées de façon traditionnelle par les peuples, ou bio-piraterie. Pour l’industrie pharmaceutique ou celle des cosmétiques, la question n’est pas celle de l’authenticité imaginaire du site (variation seconde) mais de l’efficacité réelle de la plante (issue de la co-opération première entre êtres humains et environnement). D’où l’importance cruciale, pour les théoriciens du capitalisme cognitif, de la « bataille sur les nouvelles enclosures» (Yann Moulier-Boutang) ; d’où le combat d’une Vandana Shiva en Inde (on signalera également la création en 2007 en France d’un groupe de travail sur la biopiraterie, réunissant des associations travaillant pour la défense des droits des peuples indigènes dont France Liberté, ICRA et Paroles de Nature). C’est ici que se pose la question esthético-politique, que seul un regard informé par la leçon du marxisme est capable de poser : ce bâtiment, ce musée, combien de litres de sang a-t-il fallu verser pour le construire ? Concrètement, d’où vient cette pierre ? Ce bois ? Ce masque ? Cet onguent, cet analgésique ? Le temps de la mise en valeur culturelle commence par l’expropriation du territoire d’un autre, de sa pratique et de son lieu (de son domaine du praticable). Si le problème est bien d’« arracher les espaces locaux des mainsdes capitalistes pour se les réapproprier » (p. 20), tout ne doit pas forcément être ré-approprié, certaines choses doivent être laissées, ou détruites lorsqu’elles sont bâties sur le sang des populations spoliées. Il y a des bâtiments qui ne méritent pas d’exister. Ce qui évitera le danger qu’a bien vu David Harvey : la « politique identitaire locale, régionale, ou nationaliste de type néofasciste » (p. 54). D’autant plus si l’on précise que lorsque des paysans de l’Inde demandent de pouvoir cultiver le riz Basmati qui a été approprié par une firme transnationale, cela n’a rien à voir avec de la politique identitaire, mais tout avec la faim.



La faim, la spoliation, la destruction de la coopération… Ces destructions primitives informent, très concrètement, l’espace produit par le capitalisme, qui semble incapable de participer à la constitution de lieux. C’est pour cette raison sans doute que nous nous interrogeons sur les contradictions économico-spatiales du système éco-technique : si elles étaient aussi intenses qu’on le suppose, le capitalisme ne se serait-il pas écroulé sur lui-même ? Il n’en est rien, les capitalistes bricolent des solutions, et celles-ci tiennent le coup, le temps qu’il faut. Mais aucun « spatial fix » n’est en mesure d’éviter – tout au contraire pourrait-on dire – l’endommagement du vivant provoqué par le capitalisme, la destruction des milieux de l’éco-sphère que David Harvey n’interroge pas dans l’essai que nous avons commenté. La destruction des milieux (du vivant) n’est sans doute pas sans lien avec l’incapacité du capitalisme à constituer des lieux (symboliques), à opérer les transactions des uns vers les autres. Sans développer ici l’analyse de ce lien, on pourrait proposer ceci : 1) le capitalisme dénie l’existence de la seule contradiction réelle qui pourrait le mener à sa perte, et nous avec : une catastrophe écologique à l’échelle planétaire ; 2) la production spatiale du capitalisme est celle d’un plan étalé, univoque, qui ne connaît de contradictions qu’en surface, mais l’ignore en profondeur. C’est sans doute la production de cet espace sans lieux qui rend possible la cécité sur les milieux. Une géo-critique élargie devrait analyser la nature de cet inconscient topologique du capital.



Frédéric Neyrat
Frédéric Neyrat est docteur en philosophie, directeur de programme au Collège international de philosophie. Il a notamment publié Fantasme de la communauté absolue ; L'Image hors-l'image ; Surexposés : le monde, le capital, la terre ; L'Indemne. Heidegger et la destruction du monde ; Biopolitique des catastrophes ; Instructions pour une prise d'âmes. Artaud et l'envoûtement occidental; ainsi que Le Terrorisme. La tentation de l'abîme.
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Pour citer cet article : Frédéric Neyrat, « Géo-critique du capitalisme », in La Revue Internationale des Livres et des Idées, 06/05/2010, url: http://www.revuedeslivres.net/articles.php?idArt=229
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Marc Saint-Upéry, Le Rêve de Bolivar. Le défi des gauches sud-américaines


Emir Sader - Construire une nouvelle hégémonie

Maurizio Lazzarato - Mai 68, la « critique artiste » et la révolution néolibérale

à propos de
Luc Boltanski et Ève Chiapello, Le Nouvel Esprit du capitalisme


Carl Henrik Fredriksson - La re-transnationalisation de la critique littéraire

Harry Harootunian - Surplus d’histoires, excès de mémoires

à propos de
Enzo Traverso, Le Passé, modes d’emploi. Histoire, mémoire, politique


Stephen Bouquin - La contestation de l’ordre usinier ou les voies de la politique ouvrière

à propos de
Xavier Vigna, L’Insubordination ouvrière dans les années 68. Essai d’histoire politique des usines


Jérôme Vidal - La compagnie des Wright

Nicolas Hatzfeld, Xavier Vigna, Kristin Ross, Antoine Artous, Patrick Silberstein et Didier Epsztajn - Mai 68 : le débat continue

à propos de
Xavier Vigna, « Clio contre Carvalho. L’historiographie de 68 », publié dans la RILI n° 5


Nicolas Hatzfeld - L’insubordination ouvrière, un incontournable des années 68

à propos de
Xavier Vigna, L’Insubordination ouvrière dans les années 68. Essai d’histoire politique des usines


Thierry Labica - L’Inde, ou l’utopie réactionnaire

à propos de
Roland Lardinois, L’Invention de l’Inde. Entre ésotérisme et science


Christophe Montaucieux - Les filles voilées peuvent-elles parler ?

à propos de
Ismahane Chouder, Malika Latrèche et Pierre Tevanian, Les Filles voilées parlent


Yves Citton et Philip Watts - gillesdeleuzerolandbarthes.

à propos de
Les cours de Gilles Deleuze en ligne
François Dosse, Gillesdeleuzefélixguattari. Biographie croisée
Roland Barthes, Le Discours amoureux. Séminaire de l’École pratique des hautes études


Journal d’Orville Wright, 1902 / 1903

Yves Citton - Il faut défendre la société littéraire

à propos de
Jacques Bouveresse, La Connaissance de l’écrivain. Sur la littérature, la vérité et la vie
Tzvetan Todorov, La Littérature en péril
Pierre Piret (éd.), La Littérature à l’ère de la reproductibilité technique. Réponses littéraires aux nouveaux dispositifs représentatifs créés par les médias modernes
Emmanuel Le Roy Ladurie, Jacques Berchtold & Jean-Paul Sermain, L’Événement climatique et ses représentations (xviie – xixe siècles)


Marc Escola - Voir de loin. Extension du domaine de l'histoire littéraire

à propos de
Franco Moretti, Graphes, cartes et arbres. Modèles abstraits pour une autre histoire de la littérature


Xavier Vigna - Clio contre Carvalho. L'historiographie de 68

à propos de
Antoine Artous, Didier Epstajn et Patrick Silberstein (coord.), La France des années 68
Serge Audier, La Pensée anti-68
Philippe Artières et Michelle Zancarini-Fournel (dir.), 68, une histoire collective
Dominique Damamme, Boris Gobille, Frédérique Matonti et Bernard Pudal, Mai-juin 68


Peter Hallward - L'hypothèse communiste d'Alain Badiou

à propos de
Alain Badiou, De Quoi Sarkozy est-il le nom ? Circonstances, 4


François Cusset - Le champ postcolonial et l'épouvantail postmoderne

à propos de
Jean-Loup Amselle, L’Occident décroché. Enquête sur les postcolonialismes


Warren Montag - Sémites, ou la fiction de l’Autre

à propos de
Gil Anidjar, Semites : Race, Religion, Literature


Alain de Libera - Landerneau terre d'Islam

Frédéric Neyrat - Géo-critique du capitalisme

à propos de
David Harvey, Géographie de la domination


Les « temps nouveaux », le populisme autoritaire et l’avenir de la gauche. Détour par la Grande-Bretagne

à propos de
Stuart Hall, Le Populisme autoritaire. Puissance de la droite et impuissance de la gauche au temps du thatchérisme et du blairisme


Artistes invités dans ce numéro

Elsa Dorlin - Donna Haraway: manifeste postmoderne pour un féminisme matérialiste

à propos de
Donna Haraway, Manifeste cyborg et autres essais


François Héran - Les raisons du sex-ratio

à propos de
Éric Brian et Marie Jaisson, Le Sexisme de la première heure :


Michael Hardt - La violence du capital

à propos de
Naomi Klein, The Shock Doctrine


Giorgio Agamben et Andrea Cortellessa - Le gouvernement de l'insécurité

Cécile Vidal - La nouvelle histoire atlantique: nouvelles perspectives sur les relations entre l’Europe, l’Afrique et les Amériques du xve au xixe siècle

à propos de
John H. Elliott, Empires of the Atlantic World
John H. Elliott, Imperios del mundo atlántico


Antonio Mendes - A bord des Négriers

à propos de
Marcus Rediker, The Slave Ship. A Human History


Nicolas Hatzfeld - 30 ans d'usine

à propos de
Marcel Durand, Grain de sable sous capot. Résistance et contre-culture ouvrière


Charlotte Nordmann - La philosophie à l'épreuve de la sociologie

à propos de
Louis Pinto, La vocation et le métier de philosophe


Enzo Traverso - Allemagne nazie et Espagne inquisitoriale. Le comparatisme historique de Christiane Stallaert

à propos de
Christiane Stallaert, Ni Una Gota De Sangre Impura


Stéphane Chaudier - Proust et l'antisémitisme

à propos de
Alessandro Piperno, Proust antijuif


Artistes invités dans ce numéro

Enzo Traverso - Interpréter le fascisme

à propos de
George L. Mosse, Zeev Sternhell, Emilio Gentile,


Guillermina Seri - Terreur, réconciliation et rédemption : politiques de la mémoire en Argentine

Daniel Bensaïd - Et si on arrêtait tout ? "L'illusion sociale" de John Holloway et de Richard Day

à propos de
John Holloway, Changer le monde sans prendre le pouvoir
Richard Day, Gramsci is dead


Chantal Mouffe - Antagonisme et hégémonie. La démocratie radicale contre le consensus néolibéral

Slavoj Zizek - La colère, le ressentiment et l’acte

à propos de
Peter Sloterdijk, Colère et Temps


Isabelle Garo - Entre démocratie sauvage et barbarie marchande

Catherine Deschamps - Réflexions sur la condition prostituée

à propos de
Lilian Mathieu, La Condition prostituée


Yves Citton - Pourquoi punir ? Utilitarisme, déterminisme et pénalité (Bentham ou Spinoza)

à propos de
Xavier Bébin, Pourquoi punir ?


Jérôme Vidal - Les formes obscures de la politique, retour sur les émeutes de novembre 2005

à propos de
Gérard Mauger, L’Émeute de novembre 2005 : une révolte protopolitique


Artistes invités dans ce numéro

Judith Butler - « Je suis l’une des leurs, voilà tout » : Hannah Arendt, les Juifs et les sans-état

à propos de
Hannah Arendt, The Jewish Writings


Christian Laval - Penser le néolibéralisme

à propos de
Wendy Brown, Les Habits neufs de la politique mondiale


Yves Citton - Projectiles pour une politique postradicale

à propos de
Bernard Aspe, L’Instant d’après. Projectiles pour une politique à l’état naissant
David Vercauteren, Micropolitiques des groupes. Pour une écologie des pratiques collectives


Philippe Pignarre - Au nom de la science

à propos de
Sonia Shah , Cobayes humains


Jérôme Vidal - Gérard Noiriel et la République des « intellectuels »

à propos de
Gérard Noiriel, Les Fils maudits de la République


Marc Escola - Les fables théoriques de Stanley Fish

à propos de
Stanley Fish, Quand lire c’est faire, L’autorité des communautés interprétatives


Artistes invités dans ce numéro

Philippe Minard - Face au détournement de l’histoire

à propos de
Jack Goody, The Theft of History


Vive la pensée vive !

Yves Citton - Éditer un roman qui n’existe pas

à propos de
Jean Potocki, Manuscrit trouvé à Saragosse


Frédéric Neyrat - à l’ombre des minorités séditieuses

à propos de
Arjun Appadurai, Géographie de la colère : La violence à l’âge de la globalisation


Frédéric Neyrat - Avatars du mobile explosif

à propos de
Mike Davis, Petite histoire de la voiture piégée


Thierry Labica et Fredric Jameson - Le grand récit de la postmodernité

à propos de
Fredric Jameson, Le Postmodernisme ou la logique culturelle du capitalisme tardif
Fredric Jameson, La Totalité comme complot


Alberto Toscano - L’anti-anti-totalitarisme

à propos de
Michael Scott Christofferson, French Intellectuals Against the Left


Jérôme Vidal - Silence, on vote : les «intellectuels» et le Parti socialiste

Artistes invités dans ce numéro