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Et si on arrêtait tout ? "L'illusion sociale" de John Holloway et de Richard Day

A propos de John Holloway, Changer le monde sans prendre le pouvoir (trad. Sylvie Bosserelle) et de Richard Day, Gramsci is dead

par Daniel Bensaïd

à propos de

John Holloway

Changer le monde sans prendre le pouvoir

trad. Sylvie Bosserelle

Richard Day

Gramsci is dead

Le livre de John Holloway publié en français par les éditions Syllepse est paru dans l’édition anglaise originale sous un titre aux allures de manifeste : Change the World Without Taking Power . Se présentant comme un essai de théorisation de l’expérience zapatiste, il a rencontré un écho important et suscité nombre de controverses, notamment en Amérique latine . Un récent livre de Richard Day, Grasmci is Dead. Anarchists currents in the Newest Social Mouvements , propose lui aussi un panorama et une mise en perspective stratégique, fortement imprégnés de contre-culture anglo-saxonne, des nouveaux mouvements sociaux de résistance à la globalisation marchande.



Par leur titre, ces deux livres affichent une ambition programmatique élevée. Ils entendent tourner une page de l’histoire des mouvements d’émancipation. Leur point commun consiste à éluder la question du pouvoir politique en s’inspirant, explicitement pour Holloway, de manière plus diffuse pour Day, d’un deleuzisme et d’un foucaldisme passablement vulgarisés. Ils sont à ce titre représentatifs d’un moment politique particulier. Quelque chose s’est achevé entre la chute du mur de Berlin et les attentats du 11 septembre 2001. Mais quoi ? Le « court XXe siècle « inauguré par la première guerre mondiale et la révolution russe et clos par la désintégration de l’Union soviétique, sans doute. Mais peut-être aussi la longue séquence de la modernité politique initiée au XVIIe siècle par la révolution anglaise. Mises à mal par le choc de la mondialisation, les catégories classiques de nation, de peuple, de souveraineté, de citoyenneté et de droit international en deviennent problématiques sans pour autant être remplacées.



Après une décennie d’abattement face à la contre-offensive libérale initiée par Thatcher et Reagan, de l’insurrection zapatiste du 1er janvier 1994 au premier Forum social mondial de Porto Alegre en 2001, en passant par les grèves de l’hiver 1995 en France et par les manifestations de Seattle contre l’Organisation mondiale du commerce en 1999, les résistances à la globalisation capitaliste ont pris un nouvel essor. Les mots d’ordre emblématiques de ce mouvement altermondialiste – « Le monde n’est pas une marchandise « ou « Un autre monde est possible « – résument bien leur esprit : le refus d’une logique mortifère, d’une part ; d’autre part, le souhait de quelque chose d’autre, encore indéterminé. L’us et l’abus des mots « autre « et « alter « (un « autre monde « ; une « autre Europe « ; l’« Autre campagne « zapatiste) soulignent ce moment où l’on entrevoit la nécessité d’un changement, sans pouvoir encore en déterminer le but et les moyens d’y parvenir. Henri Lefebvre définissait l’utopie comme le « sens non pratique du possible «. En ce sens, les livres de Holloway et de Day sont deux expressions d’un tel « moment utopique «, où les mouvements sociaux renaissants croient pouvoir se suffire à eux-mêmes et esquiver les questions politiques qu’ils se sentent impuissants à résoudre. Ces moments sont caractéristiques des périodes de restauration consécutives aux grandes défaites, et les analogies entre les fermentations utopiques des années 1830-1848 et celles des années 1990 sont assez frappantes. Il suffirait pour s’en convaincre de relire le chapitre du Manifeste communiste consacré à la palette des utopies de l’époque.





Le cercle vicieux de la domination



La thèse de Holloway part d’un diagnostic selon lequel la globalisation libérale et la marchandisation généralisée porteraient à un stade absolu la domination du capital et l’aliénation des individus qui en résulte, de sorte que toute tentative de leur échapper serait condamnée d’avance à en reproduire les mécanismes. Ne resterait dès lors, pour se soustraire à la fascination des fétiches de la puissance, que les expériences moléculaires de négation du pouvoir et l’ascèse individuelle.



Au commencement, donc, est le cri. Nous crions, de rage, et d’espérance : « Ya Basta ! Ça suffit comme ça ! « Ce qui a rassemblé les zapatistes c’est « la communauté négative de leur lutte contre le capitalisme «. Pour justifier le refus du monde tel qu’il va, nul besoin de grandes promesses et de happy endannoncé. Mais comment expliquer que ces millions de cris, ces hurlements de souffrance et de révolte, tant et tant de fois répétés, ne soient pas encore parvenus à renverser l’ordre despotique du capital ? C’est, répond Holloway, que le ver était dès l’origine dans le fruit. Chercher à changer le monde par le biais de l’État serait le péché originel d’une pensée révolutionnaire soumise, dès l’origine, à une vision instrumentale et fonctionnelle. Prétendre se servir de l’État, l’instrument par excellence d’un « procès d’étatisation du conflit social «, conduirait inéluctablement à se défaire soi-même. Le défi zapatiste consisterait donc à sauver la révolution de l’illusion étatiste et de son effondrement spectaculaire, illustré par la chute du mur de Berlin et la désintégration de l’empire soviétique.



L’histoire foisonnante du mouvement ouvrier, de ses expériences multiples, de ses controverses fondatrices, se réduit pour Holloway à une marche de l’étatisme à travers les siècles. Il enrôle ainsi pêle-mêle, sous la notion extensible de « pensée révolutionnaire «, aussi bien la social-démocratie classique que l’orthodoxie stalinienne ou que ses oppositions de gauche. Réduire l’histoire du mouvement révolutionnaire aux avatars généalogiques d’une « déviation théorique « lui permet de survoler l’histoire réelle d’un coup d’aile angélique, au risque d’une fatale confusion entre les révolutions et leur contraire. S’il a existé, dans le mouvement socialiste du XIXe siècle, des «socialismes d’État « (dont Lassalle fut le plus illustre représentant), l’anti-étatisme libertaire qui leur fit face relevait souvent d’une illusion symétrique. Percevant l’État comme la source de tous les maux, il opposait au fétichisme de l’État un fétichisme du social indifférent aux médiations politiques. L’abolition de tout principe de représentation ramène alors le rapport social au jeu des subjectivités désirantes. Le Banquier anarchiste de Fernando Pessoa pousse à ses ultimes conséquences ce paradoxe libertaire de l’individualité absolue dressée contre « la tyrannie de l’entraide « et contre toute forme d’organisation collective .



Outre ce péché originel d’étatisme, les errements stratégiques du mouvement révolutionnaire auraient leur source, selon Holloway, dans l’oubli des sortilèges du fétichisme marchand et dans la réduction du socialisme à un changement du rapport de propriété. Cet oubli de la critique du fétichisme de la marchandise, introduite par Marx dès le premier chapitre du Capital, est cependant très relatif. On en trouve en effet les prolongements et le remaniement chez Lukacs notamment (dans Histoire et Conscience de classe), mais aussi dans la théorie critique de l’École de Francfort, dans la critique de la vie quotidienne d’Henri Lefebvre ou encore chez un auteur contemporain comme Jean-Marie Vincent. Le fétichisme, par lequel les productions sociales se dressent face à leurs producteurs comme des puissances étrangères et hostiles, la réification qui présente les rapports sociaux comme des choses ou comme une seconde nature et l’aliénation qui rend les individus étrangers à eux-mêmes constituent la constellation conceptuelle, refoulée par un marxisme orthodoxe pétrifié en raison d’État, permettant de penser la reproduction sociale des rapports de domination .



Comment briser le cercle vicieux du fétichisme, demande Holloway, dès lors qu’avec la marchandisation généralisée du monde, sa domination devient absolue ? Dès lors que le pouvoir du capital pénètre tous les pores de la société et opère jusqu’au plus profond de nous ? Plus le changement révolutionnaire apparaît nécessaire, plus il semble devenir impossible. La formule paradoxale d’une « urgence impossible de la révolution « résume cette contradiction. Le problème à résoudre ne serait plus alors celui de l’affrontement avec le pouvoir impersonnel du Capital, mais le problème intime que « nous « pose à nous-mêmes le « nous fragmenté « par le fétichisme. Si les rapports sociaux sont à ce point fétichisés, et si nous sommes nous-mêmes subjugués par ces idoles modernes (l’Argent, la Science, l’Histoire), comment et au nom de quoi les critiquer ? Quels êtres supérieurs pourraient-ils encore s’ériger en porte-parole légitimes de la critique, et se prétendre investis du pouvoir magique de défaire les sortilèges et de briser les idoles ? Le statut même de la critique devient problématique.



S’interrogeant sur la pertinence de sa propre critique, Holloway n’échappe pas au paradoxe du sceptique qui doute de tout, fors de son doute. Mais d’où ce doute dogmatique tire-t-il sa légitimité : « Qui sommes-nous, nous qui exerçons la critique ? « Des marginaux privilégiés, des intellectuels excentrés, des déserteurs du système ? « Une élite intellectuelle, une sorte d’avant-garde «, finit par admettre Holloway, dont la contestation radicale de toute forme de représentation aboutit ainsi au rétablissement paradoxal d’une avant-garde intellectuelle éclairée.



La conception « dure « du fétichisme qu’il revendique débouche donc sur un dilemme insoluble : comment échapper à cette « fétichisation du fétichisme « ? « Qui sommes-nous donc « pour nous prétendre habilités à exercer le pouvoir corrosif de la critique ? Et comment éviter les pièges d’une critique subalterne, condamnée à demeurer sous l’emprise du fétiche qu’elle prétend renverser ? La réponse révolutionnaire classique s’en tiendrait à un antagonisme binaire entre capital et travail, et à l’illusion qu’un changement de propriétaire à la tête de l’État suffirait à libérer les forces d’émancipation. Une voie nouvelle, visant modestement à « changer le monde sans prendre le pouvoir «, consisterait à développer une « résistance ubiquitaire « face à un « pouvoir ubiquitaire « : « La seule façon dont la révolution puisse être désormais pensée, ce n’est pas la conquête du pouvoir, mais sa dissolution. « Il y a de la magie dans ce propos : l’illusion de pouvoir faire disparaître par enchantement ce qu’on ne parvient plus à affronter réellement.



Le spectre de l’antipouvoir



Holloway affirme imprudemment qu’« il n’y a pas d’autre alternative «. Mais comment « changer le monde sans prendre le pouvoir « ? Le pouvoir est-il soluble, et dans quoi ? « À la fin du livre, comme au début, nous ne le savons pas, admet-il. Le changement révolutionnaire est plus urgent que jamais, mais nous ne savons plus ce que peut signifier une révolution. « Depuis la révolution russe, bien des croyances et des certitudes se sont écroulées, il est vrai. Ce n’est pas une raison pour oublier les leçons du passé. Ceux qui voulurent ignorer la question du pouvoir ne lui ont pas échappé. Ils ne voulaient pas le prendre, c’est lui qui les a pris.



En réponse à l’énigme stratégique proposée par le sphinx du capital, le mot de passe serait celui, tout aussi énigmatique, d’un « antipouvoir « : « Ce livre est l’exploration du monde absurde et spectral de l’antipouvoir . « Holloway remplace ainsi la perspective d’une prise de pouvoir par le mythe d’un antipouvoir insaisissable, dont on apprend seulement qu’à l’instar du dieu de pascal, son centre est partout et sa circonférence nulle part. Ce spectre évanescent hanterait désormais le monde ensorcelé de la mondialisation capitaliste. Il y a pourtant fort à craindre que la multiplication des « anti « (l’antipouvoir antistratégique d’une antirévolution) ne soit en définitive rien d’autre qu’un stratagème rhétorique qui désarme (théoriquement et pratiquement) les opprimés, sans briser le moins du monde le cercle de fer du fétichisme et de la domination.



Entendons-nous. Il ne s’agit pas de réhabiliter contre l’idée d’une révolution moléculaire et rhizomatique le mythe d’un grand soir. S’il est acquis, depuis Foucault au moins, que les rapports de pouvoir sont multiples et articulés, tous ne sont pas équivalents, et le pouvoir d’État n’est pas un pouvoir parmi d’autres. S’il est également acquis, depuis Bourdieu, que la domination s’inscrit dans une multiplicité de champs et de rapports articulés, tous ces champs ne sont pas équivalents lorsqu’il s’agit de penser une stratégie d’émancipation ici et maintenant. Qu’une révolution sociale soit irréductible à l’acte de la prise du pouvoir (ou de la prise d’armes), qu’elle soit une conjonction politique de l’événement et de l’histoire, de l’acte et du processus, non un saut dans le vide mais le dénouement événementiel d’un travail (de taupe) dans lequel émergent les éléments d’une hégémonie alternative, est une chose. Mais toutes les expériences du XXe siècle, de l’Allemagne de 1923 au Chili de 1973, en passant par l’Espagne de 1936 ou l’Indonésie de 1965, rappellent que la domination ne s’incline pas sans épreuve de force.



En réalité, si la généalogie foucaldienne et la sociologie bourdieusienne peuvent contribuer à déconstruire le mythe d’un grand sujet homogène de l’épopée historique, elles obligent en retour non à abandonner, comme le propose Richard Day, le thème de l’hégémonie, mais à l’approfondir. Il s’agit en effet de concevoir l’articulation des contradictions et le rassemblement des singularités face à la puissance surdéterminante du capital : chez Gramsci, l’hégémonie n’implique ni l’effacement de la lutte des classes, ni l’esquive de la question du pouvoir. Les apports de la critique sociale peuvent contribuer à enrichir ses intuitions stratégiques, mais certainement pas à les affadir au profit d’une subversion affinitaire de la vie quotidienne, dans les interstices sociaux tolérés par la logique dominante.



Les chants désespérés ne sont pas (toujours) les plus beaux



« La perte de l’espérance « est pour Holloway l’héritage le plus triste du XXe siècle. L’histoire nous a déçus ? Qu’elle en soit punie ! « Crache sur l’histoire ! «, clame-t-il, car elle est « la grande excuse pour ne pas penser«. Crache sur l’histoire pour faire du passé table rase car « il n’y a rien de plus réactionnaire que le culte du passé « ! Vive donc le cri, l’instant sans durée, et le présent absolu, déchargé du poids du passé et du souci de l’avenir ! Le rejet des grands récits des libérations miniatures et de la politique en miettes est une rengaine de l’idéologie postmoderne. Cette rhétorique prétend s’alléger du poids d’une histoire trop lourde à porter. Qui n’a pas de mémoire des défaites comme des victoires passées n’a pourtant guère d’avenir. Le pur « présent du Cri « ne fait pas une politique. Si « penser « historiquement relève nécessairement de l’aliénation, que resterait-il d’une pensée rétractée dans le cercle étroit de l’instant ? De la réponse à cette question dépend la possibilité de « continuer «, ou de recommencer – par le milieu, bien sûr, disait Deleuze. Mais quel pourrait être le milieu d’un présent sans épaisseur historique ?



Notre problème n’est plus, pour Holloway, de s’échiner à changer la société. Il suffit « d’arrêter de la créer« pour qu’elle « cesse d’exister « ; de refuser d’engendrer le capital, pour qu’il tombe en poussière, comme un golem dont on effacerait du front la lettre de vie. Comme chez Toni Negri, ce grand refus de jouer le jeu de l’adversaire se manifeste par l’exil et par l’exode : « S’évader du capital est vital pour nous. « Mais, s’il est « facile « de lui échapper (affirmation fort hasardeuse), le problème (irrésolu) reste « d’éviter d’être repris «. En effet.



« Et si on arrêtait tout… ? « Si l’on faisait la grève générale des fétiches ? Ce mythe d’une grève générale pacifique et passive eut son heure de gloire dans les lendemains lyriques de Mai 1968, à une époque où d’aucuns prétendirent qu’il suffisait de « chasser le flic de sa tête « pour révolutionner le monde. Pour Holloway, il suffit de chasser le Capital de sa tête, comme si l’aliénation n’était qu’une brume à dissiper, un mauvais cauchemar duquel se réveiller, et non la conséquence réelle et têtue du fétichisme de la marchandise.



Démystifier ? Défétichiser ?



Tout semble, pour lui, se jouer dans les têtes. Son « inversion copernicienne « de la pensée révolutionnaire s’apparente fort, alors, à une conversion religieuse. Pour que, conscients de leur propre puissance, les dominés échappent à leur soumission au Capital, il suffirait d’y croire, ainsi que l’exige l’Évangile pour les promesses de Dieu. Dans un monde où la pesanteur l’emporte sur la grâce, l’acte de foi ne suffit pourtant plus à déplacer les montagnes. Si la propriété des uns est la dépossession des autres, si elle est de la plus-value cristallisée, elle est aussi un pouvoir, disséminé et concentré à la fois. Elle est même la force secrète du pouvoir, plus effective aujourd’hui qu’elle ne l’a jamais été. Pour « défétichiser « la propriété, il faudrait attaquer non seulement sa sacralisation, mais transformer les rapports de propriété réels, en opposant à la privatisation du monde une logique du bien commun, du service public, de l’appropriation sociale. Ce n’est pas une question de rationalité économique, mais de rapports de forces politiques, dont la question du pouvoir, n’en déplaise à Holloway, reste la clef de voûte.



Des livres comme celui de Holloway (et celui de Richard R. Day) sont représentatifs de ce que nous appelons « l’illusion sociale « (symétrique à « l’illusion politique « que Marx reprochait aux jeunes hégéliens, pour qui l’émancipation civique était le dernier mot de l’émancipation humaine). Cette illusion est révélatrice d’un moment de renaissance des résistances sociales et de défiance envers des politiques ayant failli. Il est cependant inévitable que la crise d’hégémonie que connaissent les classes dominantes, en Amérique latine notamment, remette à l’ordre du jour les questions politiques et stratégiques. La problématique de Holloway n’a pas grand-chose à proposer face aux défis réels que rencontrent aujourd’hui les luttes d’émancipation au Venezuela, en Bolivie ou en Équateur. Au Mexique même, les zapatistes se trouvent, depuis les élections de 2006, à la croisée des chemins, comme l’a récemment reconnu le sous-commandant Marcos. Et il est significatif que leur revue Rebeldia ait ouvert pour la première fois, dans son numéro de l’été 2007, par un article de son directeur Sergio Rodriguez, une vive polémique contre les thèses de Holloway.



Si les thèses de Holloway sont représentatives de l’état du débat dans les mouvements sociaux à la fin des années 1990, elles sont aussi représentatives des limites de ce débat quant à des questions aussi cruciales que la dialectique de l’instituant et de l’institué, ou que la nécessité paradoxale d’« organiser l’inorganisable «. Si elle vient un peu à contretemps, leur publication en français éclairera sans aucun doute les controverses sur le rapport entre mouvements sociaux et lutte politique qui agitent la gauche radicale.



Daniel Bensaïd
Daniel Bensaïd est philosophe et professeur à l'université de Paris-VIII. Il est notamment l’auteur de Penser Agir, de Les Dépossédés ; et de Éloge de la politique profane.
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Pour citer cet article : Daniel Bensaïd , « Et si on arrêtait tout ? "L'illusion sociale" de John Holloway et de Richard Day », in La Revue Internationale des Livres et des Idées, 11/05/2008, url: http://www.revuedeslivres.net/articles.php?idArt=102
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à propos de
Marcel Gauchet,


Paul-André Claudel - Les chiffonniers du passé. Pour une approche archéologique des phénomènes littéraires

à propos de
Laurent Olivier, Le Sombre Abîme du temps. Mémoire et archéologie


Nous ne sommes pas des modèles d’intégration

Claire Saint-Germain - Le double discours de la réforme de l’école

Yann Moulier Boutang - Le prisme de la crise des subprimes :la seconde mort de Milton Friedman

Giuseppe Cocco - Le laboratoire sud-américain

à propos de
Marc Saint-Upéry, Le Rêve de Bolivar. Le défi des gauches sud-américaines


Emir Sader - Construire une nouvelle hégémonie

Maurizio Lazzarato - Mai 68, la « critique artiste » et la révolution néolibérale

à propos de
Luc Boltanski et Ève Chiapello, Le Nouvel Esprit du capitalisme


Carl Henrik Fredriksson - La re-transnationalisation de la critique littéraire

Harry Harootunian - Surplus d’histoires, excès de mémoires

à propos de
Enzo Traverso, Le Passé, modes d’emploi. Histoire, mémoire, politique


Stephen Bouquin - La contestation de l’ordre usinier ou les voies de la politique ouvrière

à propos de
Xavier Vigna, L’Insubordination ouvrière dans les années 68. Essai d’histoire politique des usines


Jérôme Vidal - La compagnie des Wright

Nicolas Hatzfeld, Xavier Vigna, Kristin Ross, Antoine Artous, Patrick Silberstein et Didier Epsztajn - Mai 68 : le débat continue

à propos de
Xavier Vigna, « Clio contre Carvalho. L’historiographie de 68 », publié dans la RILI n° 5


Nicolas Hatzfeld - L’insubordination ouvrière, un incontournable des années 68

à propos de
Xavier Vigna, L’Insubordination ouvrière dans les années 68. Essai d’histoire politique des usines


Thierry Labica - L’Inde, ou l’utopie réactionnaire

à propos de
Roland Lardinois, L’Invention de l’Inde. Entre ésotérisme et science


Christophe Montaucieux - Les filles voilées peuvent-elles parler ?

à propos de
Ismahane Chouder, Malika Latrèche et Pierre Tevanian, Les Filles voilées parlent


Yves Citton et Philip Watts - gillesdeleuzerolandbarthes.

à propos de
Les cours de Gilles Deleuze en ligne
François Dosse, Gillesdeleuzefélixguattari. Biographie croisée
Roland Barthes, Le Discours amoureux. Séminaire de l’École pratique des hautes études


Journal d’Orville Wright, 1902 / 1903

Yves Citton - Il faut défendre la société littéraire

à propos de
Jacques Bouveresse, La Connaissance de l’écrivain. Sur la littérature, la vérité et la vie
Tzvetan Todorov, La Littérature en péril
Pierre Piret (éd.), La Littérature à l’ère de la reproductibilité technique. Réponses littéraires aux nouveaux dispositifs représentatifs créés par les médias modernes
Emmanuel Le Roy Ladurie, Jacques Berchtold & Jean-Paul Sermain, L’Événement climatique et ses représentations (xviie – xixe siècles)


Marc Escola - Voir de loin. Extension du domaine de l'histoire littéraire

à propos de
Franco Moretti, Graphes, cartes et arbres. Modèles abstraits pour une autre histoire de la littérature


Xavier Vigna - Clio contre Carvalho. L'historiographie de 68

à propos de
Antoine Artous, Didier Epstajn et Patrick Silberstein (coord.), La France des années 68
Serge Audier, La Pensée anti-68
Philippe Artières et Michelle Zancarini-Fournel (dir.), 68, une histoire collective
Dominique Damamme, Boris Gobille, Frédérique Matonti et Bernard Pudal, Mai-juin 68


Peter Hallward - L'hypothèse communiste d'Alain Badiou

à propos de
Alain Badiou, De Quoi Sarkozy est-il le nom ? Circonstances, 4


François Cusset - Le champ postcolonial et l'épouvantail postmoderne

à propos de
Jean-Loup Amselle, L’Occident décroché. Enquête sur les postcolonialismes


Warren Montag - Sémites, ou la fiction de l’Autre

à propos de
Gil Anidjar, Semites : Race, Religion, Literature


Alain de Libera - Landerneau terre d'Islam

Frédéric Neyrat - Géo-critique du capitalisme

à propos de
David Harvey, Géographie de la domination


Les « temps nouveaux », le populisme autoritaire et l’avenir de la gauche. Détour par la Grande-Bretagne

à propos de
Stuart Hall, Le Populisme autoritaire. Puissance de la droite et impuissance de la gauche au temps du thatchérisme et du blairisme


Artistes invités dans ce numéro

Elsa Dorlin - Donna Haraway: manifeste postmoderne pour un féminisme matérialiste

à propos de
Donna Haraway, Manifeste cyborg et autres essais


François Héran - Les raisons du sex-ratio

à propos de
Éric Brian et Marie Jaisson, Le Sexisme de la première heure :


Michael Hardt - La violence du capital

à propos de
Naomi Klein, The Shock Doctrine


Giorgio Agamben et Andrea Cortellessa - Le gouvernement de l'insécurité

Cécile Vidal - La nouvelle histoire atlantique: nouvelles perspectives sur les relations entre l’Europe, l’Afrique et les Amériques du xve au xixe siècle

à propos de
John H. Elliott, Empires of the Atlantic World
John H. Elliott, Imperios del mundo atlántico


Antonio Mendes - A bord des Négriers

à propos de
Marcus Rediker, The Slave Ship. A Human History


Nicolas Hatzfeld - 30 ans d'usine

à propos de
Marcel Durand, Grain de sable sous capot. Résistance et contre-culture ouvrière


Charlotte Nordmann - La philosophie à l'épreuve de la sociologie

à propos de
Louis Pinto, La vocation et le métier de philosophe


Enzo Traverso - Allemagne nazie et Espagne inquisitoriale. Le comparatisme historique de Christiane Stallaert

à propos de
Christiane Stallaert, Ni Una Gota De Sangre Impura


Stéphane Chaudier - Proust et l'antisémitisme

à propos de
Alessandro Piperno, Proust antijuif


Artistes invités dans ce numéro

Enzo Traverso - Interpréter le fascisme

à propos de
George L. Mosse, Zeev Sternhell, Emilio Gentile,


Guillermina Seri - Terreur, réconciliation et rédemption : politiques de la mémoire en Argentine

Daniel Bensaïd - Et si on arrêtait tout ? "L'illusion sociale" de John Holloway et de Richard Day

à propos de
John Holloway, Changer le monde sans prendre le pouvoir
Richard Day, Gramsci is dead


Chantal Mouffe - Antagonisme et hégémonie. La démocratie radicale contre le consensus néolibéral

Slavoj Zizek - La colère, le ressentiment et l’acte

à propos de
Peter Sloterdijk, Colère et Temps


Isabelle Garo - Entre démocratie sauvage et barbarie marchande

Catherine Deschamps - Réflexions sur la condition prostituée

à propos de
Lilian Mathieu, La Condition prostituée


Yves Citton - Pourquoi punir ? Utilitarisme, déterminisme et pénalité (Bentham ou Spinoza)

à propos de
Xavier Bébin, Pourquoi punir ?


Jérôme Vidal - Les formes obscures de la politique, retour sur les émeutes de novembre 2005

à propos de
Gérard Mauger, L’Émeute de novembre 2005 : une révolte protopolitique


Artistes invités dans ce numéro

Judith Butler - « Je suis l’une des leurs, voilà tout » : Hannah Arendt, les Juifs et les sans-état

à propos de
Hannah Arendt, The Jewish Writings


Christian Laval - Penser le néolibéralisme

à propos de
Wendy Brown, Les Habits neufs de la politique mondiale


Yves Citton - Projectiles pour une politique postradicale

à propos de
Bernard Aspe, L’Instant d’après. Projectiles pour une politique à l’état naissant
David Vercauteren, Micropolitiques des groupes. Pour une écologie des pratiques collectives


Philippe Pignarre - Au nom de la science

à propos de
Sonia Shah , Cobayes humains


Jérôme Vidal - Gérard Noiriel et la République des « intellectuels »

à propos de
Gérard Noiriel, Les Fils maudits de la République


Marc Escola - Les fables théoriques de Stanley Fish

à propos de
Stanley Fish, Quand lire c’est faire, L’autorité des communautés interprétatives


Artistes invités dans ce numéro

Philippe Minard - Face au détournement de l’histoire

à propos de
Jack Goody, The Theft of History


Vive la pensée vive !

Yves Citton - Éditer un roman qui n’existe pas

à propos de
Jean Potocki, Manuscrit trouvé à Saragosse


Frédéric Neyrat - à l’ombre des minorités séditieuses

à propos de
Arjun Appadurai, Géographie de la colère : La violence à l’âge de la globalisation


Frédéric Neyrat - Avatars du mobile explosif

à propos de
Mike Davis, Petite histoire de la voiture piégée


Thierry Labica et Fredric Jameson - Le grand récit de la postmodernité

à propos de
Fredric Jameson, Le Postmodernisme ou la logique culturelle du capitalisme tardif
Fredric Jameson, La Totalité comme complot


Alberto Toscano - L’anti-anti-totalitarisme

à propos de
Michael Scott Christofferson, French Intellectuals Against the Left


Jérôme Vidal - Silence, on vote : les «intellectuels» et le Parti socialiste

Artistes invités dans ce numéro